‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 260 · Em. Ollivier, ouv. cit, 2. Ibid. p. 139 Doc. VIII-IX · texte numérisé non relu

Em. Ollivier, ouv. cit, 2. Ibid. p. 139 Doc. VIII-IX

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Ces remarques si justes montrent clairement combien il est important, combien il est nécessaire et en même temps rationnel que l'autorité suprême de l'Eglise garde, en face de la loi civile, sa haute et pleine liberté.

La liberté et la souveraineté du Pape exigent que tous ses actes soient respectés ; que ses enseignements et ses directions puissent être portés sans obstacle à tous les fidèles ‘; que les fidèles euxmêmes, et à plus forte raison leurs pasteurs, les reçoivent inaltérés de la source d’où ils émanent; que les chefs du peuple chrétien puissent, lorsqu'il le faut, communiquer avec le Pasteur suprême, lui écrire, se rendre près de lui; et que les pouvoirs civils, loin de mettre des entraves à ces religieuses pérégrinations, les protègent et les favo:sent.

En 1801, le Gouvernement français, par sa circulaire impérieuse et blessante ® où il invitait les Evêques du Pays, vu certains troubles, à suspendre les pèlerinages des ouvriers à Rome et à n’y prendre aucune part, viola ce principe sacré.

Plus récemment, le Gouvernement portugais édictait une loi tendant à supprimer toute Communication intellectuelle et religieuse entre l’Eglise du Portugal et le Saint-Siège, loi «en vertu de laquelle il n’est même pas permis, sans une autorisation des Pouvoirs publics, de faire connaître les ordres du Souverain Pontife *», L'invasion du droit par la force ne saurait être ni plus Patente ni plus audacieuse.

Dans nos sociétés modernes où règnent l'égalité et la liberté des cultes devant la loi, les prétentions qu’affichent certains politiques

1. “L'Eglise a reçu de Dieu lui-même Ja mission d'enseigner, et sa parole doit arriver à la connaisance de tous sans obstacles qui l'arrêtent, sans ingérences qui l’entravent ” (Alloc. de Pie X, 3 avril 1913). 2. Lecanuet, l'Eglise de France sous la IIIe République, t. II, PD. 477-78. 3. Pie X, encycl. Jamdudum in Lusitania, 24 mai 1911,

et certains légi d’après eux,

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