Lefebvre de
Behaine, Léon XIII et le prince de Bismark, pp. 225-290.
s évêques ‘enseigne- " le clergé épiscopat oser aux
e romain ment au tuelle de ne sorte ivêques.
sure de enlevait pieuses ; egarder lique #, par le licisme is tensous le naires, cercice
> pour
uis en ler et sieurs er le
Ps
thème de sa doctrine et l’objet de ses actes: il attentait à l’indépendance et à la liberté de ses chefs.
Cette liberté, pourtant, est et doit rester inviolable.
« Parmi les biens de l'Eglise que nous devons partout et toujours conserver et défendre contre toute injustice, le premier, dit Léon XIII :, consiste certainement en une pleine liberté d’action dont l'autorité religieuse a besoin Pour vaquer au salut des hommes. Cette liberté est divine, elle a pour auteur le Fils unique de Dieu. . . Or, qui ne le voit ? une institution essentiellement libre requiert le libre emploi des moyens nécessaires à son fonctionnement. Pour l'Eglise, ces moyens indispensables sont multiples : pouvoir transmettre la doctrine chrétienne, administrer les sacrements, exercer le culte divin, régler convenablement toute la discipline ecclésias ique. Ce sont là des facultés et des fonctions dont Dieu lui-même a investi son Eglise, et ce Dieu sage, dans sa providence, a voulu qu’elle seule en fût dotée. A elle seule il a remis en dépôt toutes les choses qu’il a révélées aux hommes; il l’a établie seule interprète, juge et maîtresse souveraine et infaillible de la vérité dont les Etats, comme les individus, doivent écouter et suivre les préceptes; il lui a également, et sans nul doute, donné libre mandat pour choisir et déterminer ce qui conviendrait le mieux à ses fins. Aussi est-ce injustement que les pouvoirs politiques prennent ombrage et s'offensent de la liberté de l'Eglise ; la puissance civile et la puissance religieuse émanent, en définitive, d’un même principe, toutes deux viennent de Dieu. »
Violer la liberté ecclésiastique, c’est donc attaquer l’œuvre divine eile-même.
Voilà pourquoi, dans les concordats conclus entre le Saint- Siège et différents chefs d'Etat, si l'Eglise s’est crue justifiable de faire, sur plusieurs points, d'importantes et d’urgentes conces-
- Sions, jamais elle n’a souffert qu’on entamât le principe de la
1. Encycl. Officio sanctissimo, 22 déc. 1887:—cf. Pie X, encycl. Jamdudum in Lusitania.
liberté épiscopale !, Et kampf, en plein travai Léon XIII ne craignai
revendications.
lisent, il importe pa lois publiques ce qu‘ discipline catholique religieux des fidèles ; i
niques. Quel que soit, ne Nous est cependan
» Que l’on bannisse des elles renferment de con
S prescriptions canore désir de la paix, il ntre l’ordre
t pas permis de rie
institué et sanctionné par Dieu
endurer les dernières
; et s’il fallait, rigueurs. No
pour le défendre, us n’hésiterions certe:
Suivant l'exemple de Nos prédécesseu
Les évêques menacés et Surent, de leur côté, Paroles les plus «