‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 10 sur 196 · Cf. Prov. XXII, 15; XXIII · texte numérisé non relu

Cf. Prov. XXII, 15; XXIII

u mot: Education.

| oise, au nom de Dieu dont il était le représentant, avait orga- | nisé un vaste système d'instruction publique et périodique. Tous les jours de sabhat, les Hébreux se réurissaient dans leurs syna- BOUES pour y entendre, de la bouche d'un prêtre ou d'un vieil. lard, l'explication de la Loi. De plus, tous les sept ans, alors que le peuple se trouvait rassemblé pour la fête des Tabernacles, le grand sacrificateur, montant sur un lieu élevé, devait lire et comimetiter, d’une voix assez haute pour être entendu de tous,

les diverses ordonnances du Code divin !,

Ce système d'éducation basée sur la loi, tendant À faire pénétrer dans tous les esprits une connaissance exacte des devoirs religieux et civils, des traditions historiques et nationnales, était bien fait pour former des citoyens attachés au culte de Dieu et de leur pays.

Cs n'était cependant, au moins à certains égards, qu'une œuvre imparfaite, ee il était réservé au Testament Nouveau, complément et perfectionnement de l'Ancien, de donner à l’éduca-

tion toute son ampleur et de lui assurer toute sou efficacité. Notre-Seigneur lui imprime l'essor initial, lorsque, au cours de sa vie publique, il laisse déborder sur l'enfance les trésors de charité ct de bienveillance dont son cœur est rempli. Beaucoup de petits enfants se pressent autour de sa personne adorable, rt

lDEUt NN, TO-12 — A cette couture se rattache l'intéressant épisode de la vie de l'Enfant-Dicu, perdu par ses parents lors d'un pèlerinage à Jérusalem et retrouvé au bout de trois jours sous les galeries du temple où les rabbins se tenaient pour enseigner. Assis au milieu des docteurs, dit l'Evangile (Luc. :I, 46-47), il les écoutait et il les interrogeuit: et tous ceux qui l'entendaient étaient étonnés de sa Prudence et de ses réponses. Mgr Baunard, considérant dams Jésus-disciple Le divin prototype de l'écolier de l'avenir, écrit fort à propos: “ De même que toute parole de Jésus nous est une leçon, de méme toute action de Jésus nous est un exemple; et de plus clle prépare une institution. L'institution qu'il fait ici est celle de l'école chrétienne” (L'Eran gilé du pauvre, ch. IV, 6e éd.). Puis l'auteur, analvsant ce fait, en tire deux corollaires (tbid.) : "Premier corollaire: l'école de Dieu aura pour maitres de: hommes de Dieu. C'étaient, parmi les Juifs, les docteurs de la loi, Ce seront chez nous les maitres chrétiens, et à leur tête ceux qui, par vœu et par état, se Sont consacrés à l'instruction du pauvre par la même religion et les mêmes serments qui les consacrent à Dieu. Second corollaire: ce qu’on enseignait dans le temple, c'était la T'hora, la loi, la doctrine de foi. C'est la doctrine de l'Evangile qu'enseigniern sem ablement l'école chrétienne: et, en meme teinps c'est par là qu'elle sera superlativement l'école du peuple, l'école du pauvre ”

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il ordonne qu’on leur laisse libre accès auprès de lui. Ii protnet à leur candeur, à leur pureté, à leur simplicité, les joies du TOYaume des cieux!, Il propose cette pureté et cette innocence en exemple à tous les hommes, et il prononce contre quiconque scandalisera un seul de ces petits ce terrible anathème: « Mieux vaudrait pour cet homme qu’on lui suspendit une meule au cou, et qu'on le plongeât au fond de la iner ?».

La dignité de l'enfant, le prix et la grandeur de son âme, ie respect dû à son caractère et sa personne, ne pouvaient être p.us hautement ni plus solennellement affirmés.

Pénétré de l'esprit de son Maître, l’apôtre saint Paul consacre par ses enseignements l’unité et la stabilité du foyer domestique ; il affermit par là sur leurs bases la vie et l'honneur des familles, et, en traçant aux parents leurs principaux devoirs, il n'oublie pas de faire une place à l'éducation des enfants. « Vous, pères, s’écrie-t-il, n’excitez pas vos enfants À la colère (par une sévérité outrée), mais élevez-les dans la discipline et l'instruction du Seigneur “». C'est donc, d'après saint Paul, l’esprit de Jésus- Christ qui, sous la Loi nouvelle, doit régir et animer et féconder l'éducation.

Cet esprit va s'incarner dans une puissante institution sociale, l'Eglise. Fondée par Notre-Seigneur pour recueillir et propager sa doctrine, voici que cette société entre en scène, qu’elle unit son action à celle des chefs de famille, et que de ces deux pouvoirs, liés harmonieusement l’un à l’autre, émane l’œuvre adiirabie qui n’a cessé de croître et de fonctionner depuis dix-neuf siècles : la formation chrétienne de l’enfance et de la jeunesse.

En déléguant à son Eglise ses Propres pouvoirs, le divin Fondateur lui avait confié, avant toute chose, la mission d'enseigner. Euntes, docete.

L'Eglise enseignera.

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