‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 9 sur 196 · Deut, XXI · texte numérisé non relu

Deut, XXI

rebelle et insolent, qui ne se rende pas =u commandement de son père ni de sa mère, et, en ayant été réprimandé, refuse avec mépris de leur obéir, ils le prendront et le mèneront aux anciens de sa ville, et à la porte où se rendent les jugements, et ils leur diront: Voici notre fils qui est un rebelle et un insolent; il méprise et refuse d'écouter nos remontrances, et il passe sa sa vie dans les débauches, dans la dissolution et dans la bonne chère. Alors le peuple de cette ville le lapidera, et il sera puni de mort, afin que vous Ôtiez le mal du milieu de vous, et que tout Israël, entendant cet exemple, soit saisi de crainte.»

L'autorité des parents sur leurs enfants entraînait chez ces derniers le devoir, clairement défini, et fréquemment rappelé, du respect et de l’obéissance envers les auteurs de leurs jours. Dieu, dans le Déralogue, en avait fait l'objet d'nn cominandement spécial : « Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre.» Toutes les pages ce la Bible, et surtout les Livres Sapientiaux, redisent sous cent formes diverses ce précepte de la piété filiale, les obligations qu'il impose, les avantages qu’il procure, les châtiments que sa transgression provoque.

L'éducation donnée par les parents juifs, tout en embrassant les arts les plus utiles, les métiers, les travaux ag’icoles, devait être avant tout religieuse et morale: elle comportait l’enseiguement fidèle de la Loi, de cet admirable de politico-religieux sur lequel la théocratie hébraïque était fondée. Moïse le la part du Seigneur, avait fait de cet enseignement une obligation rigoureuse. «Ces commandements, dit-il ?, que je vous donne aujourd’hui, seront gravés dans votre cœur. Vous en iustruirez vos enfants; vous les méditerez quand vous serez assis dans votre maison, et que vous marcherez dans le chemin, la nuit dans les intervalles du sommeil, le matin à votre réveil. Vous les lirez comme un signe dans votre main; vous les por-

Ex XX; 12 2. Deut. VI, 6-9. Cf. Prov. XXIX, 17.

aux its, et lent; se sa Jonne puni que

nt de + avec j

z ces pelé, ours.

manque 4 le la 3 cent È tions 3 je sa

sant ‘vait nseireli- [oise uue e je È ous 3 erez :

nin, reil.

por-

AE AR NE RE nt

‘fl

M et

té

terez sur le front entre vos yeux; vous les écrirez sur le seui] et sur les poteaux de la porte de votre maison. »

Plusieurs exemples, rapportés par les Livres Saints, démontrent que, dans la pratique, on observait fidèlement ces ordonnances du grand législateur hébreu. Dans toute famille juive, l'enfant, dès qu'il savait parler, apprenait quelques passsages de la Loi. La mère, ou, parfois chez les riches, quelque gouvernante ou quelque précepteur lui en répétait 'es versets, pour les imprimer dans sa mémoire. Plus tard on mettait aux mains des enfents le texte écrit: ceux-ci s'initiaient ainsi À la lecture, et, quand ils avaient grandi, ils pouvaient eux-mêmes compléter leur instruction religieuse en lisant et en méditant la loi du Seigneur !.

L'éducation morale allait de pair avec la formation intellectuelle. En recueillant tous les textes épars Ça et là dans la Bibie concernant ce grave sujet, on formerait un véritable traité de pédazogie rempli des n° « nrécieux conseils sur l'importance de l'éducation, la nécessité former de bonne heure les enfants à la vertu, de corriger leurs défauts, de ne pas flatter leurs caprices, de les courber sous le joug d'une forte et sévère discipline. Les parents de nos jours sont trop portés à méconnaître ja sagesse de ces parcles inspirées : « Instruis ton fils, et travaille À le former, de peur qu'il re te déshonore par sa vie honteuse » (Eccli, XXX, 13). « Un chevai iudompté devient intraitable, et l'enfant abandonné à sa volonté devient insotent » (ibid, v. 8). « Celui qui épargne la verge, hait son fils; mais celui qui l'aime le corrige

sans cesse » (Prov. XIII, 24). « Fais plier sa tête pendant qu'il est jeune, et ne lui ménage pas les coups tandis qu'il est enfant, de peur qu'il ne devienne opiniâtre, ne L'obéisse pas et fasse la douleur de ton âme » (Eccli. XXX, 12)?

À côté de l’enseignement de tous les jours et de toutes le heures qui se donnait par Îes parents dans l'intérieur des famille - 1. Vigouroux, Diciionnaire de lu Bible, a

Page 1