‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 126 sur 196 · Dans Gioblhio, our, et f, cit, p · texte numérisé non relu

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Des publicistes sérieux !, des statisticiens impartiaux, ? ont fait en ces derniers temps un examen attentif de la question de la criminalité chez les jeunes, question dont personne ne peut méconnaître l'extrême et redoutable gravité. Le résultat de leurs recherches n'a rien de flatteur pour l'école laïque. Les laicisateurs eux-mêmes s'en rendent compte, et quelques-uns d'entre eux, tout en couvrant d'explications boiteuses les défauts de leur œuvre, sont incapables de dissimuler l'inquiétude qui les ronge #,

En vérité, il faudrait être bien aveugle pour ne pas voir ce que l'école sans Dieu prépare à la société d’infortunes et de tristesses. Des âmes flétries dans leur fleur, des consciences faussées, des générations avortées, des convoitises surexcitées, des intelligences brisées et désemparées, semblables à l'épave que le flot vomit sur la rive, tels sont les fruits amers, les résultats lamentables d’un enseignement sans religion et d’une instruction sans éducation.

N'ayant rien pour la prémunir contre les idées perverses et

les doctrines subversives de tout ordre moral, l'école laïque tombe comme une proie facile aux mains des pires ennemis de la société. Ceux-ci savent que, par elle, ils pourront à brève échéance s'emparer des masses populaires : tous leurs efforts se concentrent sur cette piace forte. Le socialisme y trouve un foyer de culture, les meneurs un instrument de propagande collectiviste.

Des statistiques récentes établissent qu’en Italie où l’instruction religieuse n’est qu'un élément secondaire et facultatif du programme des écoles publiques, et où ces écoles prennent un caractère de plus en plus laïque, sur 51,000 instituteurs, 32,500

, Nicolay, Questions brûlantes, ch. I.

'oir G. Goyau, L'école d'aujourd'hui, 1re série, Documents, IV: L'école

riminalité;—aussi Questions actuelles, 24 août 1007: La marche ascenatie de la criminalité jurénile.

3 Goyau, out. cit, pp. 132-133.

sont enrôlés dans les organisations socialistes !. C'est le socia. lisme qu’ils ont la mission de propager, et leur enseignement en exhale l’âcre senteur *,

Le socialisme français, plus actif encore que celui d'Italie, fonde sur l’école publique ses plus sûres espérances. l'un de ses chefs, Jaurès, l'a déclaré en ces termes ": ‘Les éducateurs du peuple ne feront une œuvre pleinement efficace que lorsqu'une philosophie politique et sociale réglera et animera leur effort d'éducation. Où, le socialisme, de quelque façon qu’on Île juge, est tout à la fois une grande idée et un grand fait... Ce peuple qui fut si longtemps tenu dans les ténèbres de l'ignorance, où par cédain ou par calcul, ou qui ne reçut que quelques rayons d’une pauvre lampe filtrant à travers les doigts du prêtre, il a maintenant, dans toutes les communes, dans tous les quartiers, dans tous les hameaux, des maîtres laïques, des éducateurs républicains qui peuvent lui transmettre toute la lumière de la science, toute la pensée de la Révolution. »

Des revues très répandues dans le monde péuagogique sèment partout le ferment socialiste. Là où domine l’école neutre, il paraît impossible que ce virus n'infecte point maîtres et élèves, et ne finisse point par déterminer dans les couches populaires un travail profond et effectif de décomposition sociale.

Dans une conférence faite en 1895 sur «l'éducation et l'in. struction », Brunetière, effrayé de: dangers que fait courir à la jeunesse l'instruction séparée de toute éducation morale, disait:! « Quel remède à ces maux? C'est très sérieusement qu'un haut fonctionnaire de l'instruction publique proposait, l'année der

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