L'ÉCOLE GRATUITE
La gratuité de l'école figure, presque partout, au nombre des articles du programime maçonnique.
Si cela constitue, pour les âmes droites et les esprits avertis, une raison très valable de ne voir que d’un œil défiant l’appât scolaire qu'on leur offre, repousser absolument et sans autre considération le principe de la gratuité pourrait paraître l'effet d'un préjugé et d'un parti pris.
Voyons donc ce qui se cache au fond de ce mot, et essayc”s de saisir les réalités que recouvre cette alléchante enveloppe.
L'école gratuite, —le terme lui-même l’indique,-- c'est l'école ouverte aux enfants, sans aucune cotisation personnelle ni aucune taxe foncière imposée aux parents comme condition nécessaire d'admission. Cette gratuité est relative, si elle ravorise uniquement ou du moins principalement les classes pauvres où peu aisées; elle est absolue, si toutes les classes soci des, sans distinction de fortune, peuvent également en bénéficier.
Ga été, nous l'avons vu, l'honneur propre et le mérite singulier de l'Eglise d’avoir pendant des siècles, indépendamment de toute rétribution scolaire, prodigué les soins de l'éducation religieuse et fourni même les élément, de l'instruction profane aux enfants et aux jeunes gens qui fréquentaient ses écoles.
Dans les écoles monacales, toutes sortes d'élèves, sans égard à leur condition sociale, étaient reçus. Mais les pauvres y étaient L'objet d'attentions particulières : loin d'exiger, pour les instruire, une compensation pécuniaire quelconque, on poussait la charité jusqu'à nourrir ceux qui étaient dans l'indigence'. L'enseine-