Turcotte, Le Canada sous l'Union, p
intrinsèque du nouveau système, jugèrent plus sage de n’y pas mettre obstacle, d'exhorter même, dans l'intérêt de l'éducation catholique, les curés et les fidèles à en favoriser l'exécution !. Modifiée en 1846 dans le sens d'une latitude plus grande laissée à l'initiative des parents et À la liberté religieuse *, cette organisation donna naissance au système actuel dont elle a été la base et comme l’armature.
L'opposition populaire n'avait pas entièrement désariné, Les évêques, d'un commun accord, condamnèrent cette attitude. « Nos très chers Frères, disaient ils dans une lettre collective # de 1350, n'hésitez pas à payer de bonne grâce la modique contribution que la loi demande de vous pour le maintien de vos écoles... La loi concernant l'éducation n'est sans doute Pis parfaite: mais profitez des avantages qu'elle vous offre, et pPriez pour qu'elle s'améliore. »
Quatre ans après, les évêques, réunis en concile, élevaient de nouveau la Voix pour faire aux commissaires d'école un devoir de conscience de n'engager q'ie des instituteurs et des institutrices dûment qualifiés ‘; et, en attendant la réalisation d'un vœu par eux formulé, lors du premier concile de Québec *, en faveur d'une école normale catholique dont iis sentaient toute la nécessité, ils priaient les maisons d'éducation de l'un et de l'autre sexe d'ajouter À leurs classes ordinaires une école destinée À former des maîtres et des maîtresse; ‘
C'est en 1857 que les écoles normales, demandées depuis longtemps par les amis ecclésiastiques et laïques ? de l'éducation, furent inaugurées “. Elles étaient constituées d'après le principe confessionnel, et il serait injuste, Croyons-nous, de ne pas reconnaître le vif essor que cette institution nouvelle imprima à l'enseignement primaire et au mouvement pédagogique ”