Meilleur, ou, cit., pp
siques sur le rôle de l'Eglise et des parents dans l'œuvre éducetrice.
Quoi qu'il en soit, dès 1829, la Législature jugea bon d'ajouter aux lois déjà existantes une mesure destinée à susciter dans les campagnes des écoles plus nombreuses, mais qui avait le triple tort de favoriser l'éducation mixte, d'embarrasser le mécanisme scolaire d'un rouage nouveau, et de subordonner les progrès de l’instruc tion aux visées et aux rivalités politiques !. Nous ne parlerons ni des amendements apportés à cette mesure ni des projets de loi qui suivirent, projets oumis à la considération des représentants du peuple, mais privés de l'ultime sanction.
Lorsque, en 1837, éclatèrent les troubles civils et que prirent fin, du même coup, les subsides scoïaires octroyés par l'Etat, MS: guay ne fut pas lent à s'autoriser de la loi des écoles de fabrique : pour stimuler le zèle de ses ouailles en faveur de l'instruction popu laire. L'Eglise, comme toujours veillait surles intérêts du peuple et c'est avec bonheur que nous saluons vers cette même date l'arri vée au Canada des fils du vénérable de Ja Salle qui ont tant fait pour l'éducation chrétienne en Europe et à qui, depuis trois quarts de siècles la jeunesse Canadienne est redevable de si utiles enseigne ments.
Nous voici en 1840: l'union politique du Haut et du Bas-Canada ent d'être consommée. L'importante question de l’enseignement primaire ne tardera pas à attirer l'attention du nouveau Par'ement. Mais, comment espérer des hommes qui y dominent, et pour qui le régime de l'Union n'est qu'une machine de guerre dressée contre l'influence catholique et française, une législation scolaire équitable et généreuse ?
La loi de 1841 porte manifestement a marque de :s'absolutisme dominant, Pas d'instruction distincte pour les minorités ; les parents, quoique représentés par des commissaires électifs jouent un un rôle plus nominal que réel ; c'est le gouvernement qui par ses créatures, les officiers municipaux, exerce sur la direction et l'administration des écoles un contrôle effectif #. Ces raisons. jointes au fait de la cotisation obligatoire qu’on inaugurait, eurent pour effet de soulever le peuple contre la nouvelle loi.
Il ne serait certes pas exact de dire que l'autorité ecclésiastique vit avec joie cette législation suspecte se substituer à l'ancienne loi des écoles de fabrique *. Mais, vu le désarroi scolaire où les paroisses se trouvaient, nos évêques, sans se prononcer sur la valeur