LE MOUVEMENT SCOLAIRE SOUS CHARLEÉMAGNE
L'illustre roi des Francs qui ceignit le premier Ja couronne du nouvel empire d'Occident, eut le double mérite d'être un homme de génie et un monarque d'une foi profonde.
Son esprit élevé, quoique sans culture, lui fit comprendre quel rôle jone l'éducation dans Ja vraie civilisation des peuples et cette vue claire des besoir:s socianx lui inspira une série de mesures législatives et d'actes administratifs qui en firent le mécène bienfaisant de son époque. D'un autre côté, sa foi admirable lui montra dans l'Eglise du Christ la première et Ja plus sûre éducatrice du genre humain, et c'est aux doctrines et à l'influence de cette grande société spirituelle qu'il voulut subo ‘onner tout enseignement, supérieur et populaire,
Daïi: une lettre circulaire adressée vers 788 !
aux évêques et aux abbés, pour les porter
à entourer de toutes les sollicitudes de leur zèle l'œuvre de l'éducation et l'étude Par trop négligée des sciences sacrées et profanes, Charlemagne pose ce principe d’une haute et solide phiiosophie : “Quoique les bonnes actions l’emportent sur le Savoir, c’est cependant Je savoir qui détermine à bien agir. »
Conformément à cette maxime, et pour en presser l’appli. cation féconde dans toute l'étendue de s Par appeler près de lui les hommes les plus capables de le seconder en ses desseins, La France d’alors n'était point très riche en pédagogues ni en hommes de lettres. Il jugea bon Italie où l’action civi-