‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 24 sur 196 · Jbid., p · texte numérisé non relu

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pût recevoir quelque instruction, et on n'aurait peut-être pas trouvé alors, dans la France entière, un seul laïque, qui fût dans le cas d'enseignei : les moines seuls possédaient quelques Connaissances. Aussi voyons-nous qe tous les écrits qui nous Sont parvenus de ces siècies barbares, toutes es chroniques qui nous sont restées, sont sortis des couvents 1,»

Les écoles monastiques de la Gaule ,et celles des îles de Bretagne et d'Irlande *, furent particulièrement célèbres. Dans le même monastère, il y en avait de deux sortes, les unes intérieures réservées aux moines eux-mêmes, les autres extérieures fréquentées par les jeunes gens du dehors. Les premières constituaient comme des scolasticats où, depuis les humbles leçons de la grammaire jusqu'aux graves enseignements des Pères de de l’Église, la jeunesse appelée à la vie monacale recevait tout ce qui concourt à la formation requise par cet état, Les secondes ressemblaient plutôt À des collèges, colièges, il est vrai, assez rudimentaires, mais dans lesquels jes principes de la foi chrétienne, pénétrant et dominant tout le cours littéraire, tenaient la première place.

À l’exemple des moines, les vierges consacrées à Dieu se piquaient d’une noble émulation pour les lettres et faisaient de 1. Dubarle, ot. cité, p, 22,

2. Voici en quels termes Montalembert parle de l'école de Luxeuil, fondée par saint Colomban: * Luxeuit fut pendant tout le VITe siècle la plus célébre école de la chrétienté et la plus fréquentée. On y voit affluer les clercs et

les moines des autr en plus nombreux encore, Les enfants

es monastères, et, |

des plus nobles races franques et bourguignonnes. Lyon, Autun, Langres, Strasbourg, le

TR, ies cites les plus fameuses de !a Gaule, y envoient leur jeunesse laïque. Les pères y viennent en foule étudier avec leurs enfants: les uns pour aspirer à l'honneur de compter un jour parn. les fils de saint Col5mban, les autres Pour rentrer dans la vie séculière avec la renommée d'avoir puisé la connaissance des lettres divines et humaines dans un centre d'études si fameux.” (Les Moines d'Occident, t. I, P. 566, 4e éd.),

3. Voir Most Rev. John Healy, /reland's ancient schools and scholars, Ouvrage de haut intérèt où l'auteur décrit l'état florissant des écoles monastiques de la celtique Erin — l'ile des saints et des docteurs — depuis le temps de saint Patrice jusqu'à l'époque de l'invasion anglo-normande.

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leurs monastères tout ensemble des foyers ard:nts ce picté et

des centres communs d'étude pour les enfants de jeur sexe |. Quelle qu'ait été, du reste, la valeur absotne de ces institu-

tions, on re saurait nier les services considérables, essentiels

même, qu'elles rendirent à la cause de l'instruction et de la

civilisation ? M. Guizot, avec une probité hist l’honore, l'a hautement et Élogremment prociamé : écrit-il # le dire sans exagération: l'esprit hum battu de la tourmente, se réfugia dans monastères: il embrassa en suppliat S atites, pour

sous leur abri et à leur service, jusqu'à ce que des temps leurs lui permissent de reparaître dans le monte et de en plein air.»

Le huitième siècie commençait. s ex, les désordres, la faiblesse de certains » :s et let ic: néfaste sur les égiises et les monastères, ame nt dans les études une triste décadence et un notable dépérissement des lettres. Ce régime

de barbarie affecta spécialement les Gauies; mais dars les

Gaules aussi, par un admiratle dessein de Dieu. une ère de relèvement et de rénovation intellectuelle ailait bientôt s'onvrir.

barbares, avec les lumières de

CHATFITRE SIXIÈME

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