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des lumières les plus pures, se livrait À ja culture des lettres et à la recherche de la vérité. On ne séparait pas la science de l'homme de la science de Dieu, et on avait raison, «Les temps modernes, dit M. Lecoy de la Marche l, ont prétendu au contraire isoler Dieu de tout, séparer sa connaissance non seulement de la sagesse humaine, mais de tout le cycle des études ordiuaires, la reléguer en un mot, dans le monde des abstractions, pour ne pas dire aes rêves. Ou je me trompe fort, ou cette prétention nouvelie a été le prélude et l'avant-coureur de celle qui s'étale si effrontément sous nos yeux: Dieu hors de la politique, hors de la société, et l'Eglise ‘rs de l'Etat. »
Sous le regard lumineux de la foi, les savants du moyen âge s'appliquèrent avec ardeur à l'étude des sciences spéculatives, et nous ne saurions nier que celles-ci eurent le pas sur les sciences positives. Devons-nous le regretter? et n'était.il pas plus urgent, et plus essentiel au bien général, d'approfondir d'abord et d'exposer sous leur vrai jour les grands problèmes philosophiques et religieux d'où dépendent les intérêts de l'Église et les destinées spirituelles des peuples, que de subjuguer les forces de la nature, d'apprivoiser la vapeur, d’enchainer l'électricité, et d’assujettir ces fières puissances à tous nos usages ?
Du reste n’allons pas croire, ct partager ce préjugé trop répandu de nos jours, que la méthode expérimentale, mise en ŒUVIE SOUS nos Yeux, était inconnue des anciens: les modernes l'ont développée sans doute, appliquée d'une manière plus sûre et à un plus grand nombre d'objets; ils ne l'ont pas créée. Saint Thomas d'Aquin, dans ses traités de théologie et de philosophie, et à plus forte raison dans ses commentaires sur Aristote, lequel emprunta à l'observation de la nature tant de faits précis et tant d'éléments scientifiques, s'est servi tour à tour de la synthèse et de l'analyse, de la déduction et de l’in-