‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 62 sur 196 · Îbid., hp · texte numérisé non relu

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seulement à l’église, mais à l’école, et constituait la première des obligations professionnelles du régent ! ».

Ce qui manquait surtout à l’organisation scolaire de l’ancien régime, c'étaient les sources régulières de recrutement du personnel enseignant. Les régents d'école « venaient un peu de partout, ils étaient un peu de toutes les conditions, et malgré les efforts du clergé pour établir ce que nous appelons aujourd'hui des écoles normales et ce qu’on nommaïit alors des séimi. naires de maîtres d'école, ces utiles institutions étaient fort rares, et il ne paraît pas qu’elles aient produit de grands résultats » : Au fond, c’est dans les noviciats des nombreuses congrégations enseignantes fondées vers cette époque qu’il faut chercher les premières écoles normales de l’âge moderne.

Nous ne saurions trop le répéter, —et l’insigne et persistante mauvaise foi de certains écrivains nous oblige À réitérer cette déclaration, — jamais l'Eglise, qui éleva et tint en quelque sorte sur ses genoux les générations rudes maïs croyantes du moyen âge, ne se relâcha de son zèle pour l'instruction primaire.

Alors que le père de la libre pensée, Voltaire, approuvait l’idée « de proscrire l'étude chez les laboureurs » et, avec plus de cynisme que d'esprit, demandait «des frères ignorantins pour conduire ses charrues » ; alors que le précurseur et le théoricien de la Révolution, Rousseau, écrivait “que le pauvre n'a pas besoin d'éducation », que « celle de son état est forcée et qu'il n’en saurait avoir d’autres » 4, les : ssemblées générales du clergé

1. 1bid., pp. 163-164; — cf. Revue des Questions historiques, t. NXNUI, avril 1883, pp. 333-338.

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