‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 8 sur 196 · L'ÉDUCATION D'APRÈS LES LIVRES SAINTS · texte numérisé non relu

L'ÉDUCATION D'APRÈS LES LIVRES SAINTS

C'est de Dieu que l'éducation a recu, avec les principes qui la régissent, son orientation véritable.

Le paganisme ne considérait l'homme qu'à un point de vue naturel et en rapport avec sa fin terrestre Souvent ravalée au niveau des plus grossiers intérêts et des plus abjectes jouissances: c'était la mesure de sa vertu éducative. Par ses pures et divines clartés, la révélation a jeté sur le front de l'enfant un Tayonnement inconnu. L'âme des tout petits est apparue grande, comme tout ce qui est immortel. Et dès lors on a compris que pour atteindre sun but et accomplir sa mission, l’éd*. cation devait s'adresser aux plus nobles facultés de l'âme ; qu devait les élever vers la fin Surnaturelle qui est le terme de ce vie; qu’elle devait déposer en elles, non seuiement la semence des connaissances profanes, mais encore et surtout, avec la notion de Dieu et des dogmes sacrés, le germe des plus solides vertus.

L'éducation ainsi entendue relève tout à la fois, directement et principalement, des parents et de l’autorité religieuse, et c’est à ces deux agents, travaillant d'un commun accord, qu'elle est attribuée par les Livres Saints.

Dans l'Ancien Testament, le père de famille joui:sait sur ses enfants de droits très étendus : son autorité, solidement assise, reposait en même temps sur la loi naturelle et sur la loi positive. Celle-ci corrigeant les législations païennes, lui enlevait comme de juste le droit de vie et de mort pour le remettre aux mains du pouvoir judiciaire. « Si un homme, est.il écrit *, a un fils

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