V. III
non point devant les généraux maîtres. Sous le règne de Philippe le Bel on constate un jour qu'une monnaie fausse est eo circétion. Le roi ordonne une information. Charge-t-il de ailr enquête les généraux maîtres? Nullement. Il la confie à Gjilaume de Nogaret *. Est-ce à dire qu'au temps de Philippe Bel aucun général maître ne joua en fait un rôle considérabl:' Non assurément : nous pouvons citer ici un Lombard, Be^: Cassinel {Betino Cassinelli), aux mains duquel passèrent d^ sommes énormes'.
Dans la première moitié du xiv* siècle, les généraux maître! semblent hésiter eux-mêmes sur Tétendue de leurs pouvoiR. lesquels se créent évidemment au jour le jour par la pratiqua* Nous les voyons en mars 1343 (n. st.) confisquer une trésbil: somme d'argent sur un personnage suspect dont ils commeccent à instruire le procès. Après quoi, ils s'arrêtent, consulter la Chambre des comptes ou peut-être lui remettent tout simpl^ ment l'affaire en cours. Celle-ci, en tout cas, en preod .^
des moDDaies, maia seulement des gens des Ck>mpte8 et des trésoriers : BdootrdTBd^^de Lacques, bourgeois de Paris, traite avec les gens des Comptes et les trésorit*^
Boisard et Abot de Bazinghen ont affirmé dans d*exce]]ents oatTagei qv ' Chambre des comples, le Trésor et la Chambre des monnaies composaient oripMirement une seule Chambre (Abot de Bazinghen, Traité de$ momuriêi, t. !•', p. ^ Boisard, cité par Vuitry, Etudes^ t. II, p. 346, note 3). Cette assertion qoi m'ip^ ratt comme dérivée de quelques lignes de Germain Constans {TraiU di U Off ^'' monnoy««, p. 2) a été bien souvent répétée, notamment par Daresta, La j^^ admtfi. en France, S« édit., pp. 9, 12, 19, et par Vuitry, Etudtt, t. II, p. 34< :/ ne la crois pas fondée. Je ne vois pas sûrement ce qui a pu y donner liée : pn)»*blement les réunions fréquentes des deux Chambres des comptes et des monoiie peut-être le fait qu'elles se seraient réunies primitivement dans le même local Boistf' argumente surtout en vue d*établir la date de la séparation de la Chambre des w>^ naies : entre mai et août 1358. Il ne prouve qu'une chose, à savoir que Texpr^K Chambre des monnoiee apparaît le 8 août 1338.
i Texte publié par M. An. de Barthélémy dans Utilanget de numitaiatique, !• ft«- 1874, p. 127 et cité par F. de Saolcy dans BibL de VEcoU des chartet, t. XXXTU p. 181.
^ Piton, Les Lombarde en France et à Parité pp. vu, avec la noie 2, 176. i^ 189, 191, 196 et patsim. Evidemment, le roi consulte les maîtres qntsi > songe à tirer quelque profit de sa monnaie. Nous savons notamment qa*eo 1^3 v- 1293 Thomas Brichart. maître de la monnaie « et aucuns du Conseil cooseilloiut e: voloieni que pour avoir chevance se faist faible moonoie. » Cette aonée-U, ^ conseil qui devait être suivi plus tard, fut rejeté sur Tavis du lombard Moe:^ (Piton, Les Lombards en France et à Paris, pp. 106, 107).