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Tout gouvernement, qu'il s'appelle royauté absolue ou temérée, oligarchie ou république, s'il est doué de vitalité, puise a sève et sa puissance dans l'assentiment de la nation et Ton >eat dire alors qu'il émane de la nation.
Je ne parle pas ici en théoricien, mais en historien; j'ana- [yse l'essence d'un gouvernement fort et sérieusement assis. C'est s'arrêter à l'écorce que d'examiner seulement la constitution apparente d'un pays pour savoir si le peuple y joue son rôle dans l'organisme constitutionnel; les forces les plus vivantes ne sont pas toujours celles qui ont reçu la consécration et l'étiquette officielle. Il en est des organes sociaux comme des organes physiques : les uns et les autres sont souvent profondément cachés sous les formes qui les recouvrent.
Ainsi, dans toute histoire constitutionnelle, la nation est nécessairement le point central et comme le cœur du sujet; nous l'aurons, dans cet ouvrage, constamment présente à l'esprit. Aussi bien, il est rare que les textes eux-mêmes ne nous montrent pas, si nous fouillons les origines, le peuple à la base de la constitution ; son rôle devient plus tard moins apparent, mais il n'est, pour cela, ni moins réel, ni moins efficace.
Que si un pays vient à traverser accidentellement une situation politique à laquelle la nation refuse son assentiment, ce fi'est plus là un état constitutionnel proprement dit; c'est une crise, un accident, une maladie plus ou moins aiguë.
J'ai parlé de l'assentiment de la nation, et je considère néan- (ioins le développement du droit public comme un phénomène mis à des lois *.
Toute société est dans une perpétuelle évolution. A quelque
^k n'ti pas besoin de faire observer qu*en parlant ici des lois de Ttiistoire, Weoteods pas parler de lois absolument certaines, mais de lois probables. I^Bot sar le rapport de ces lois avec la liberté, avec le libre arbitre. On définit arbitre de rbomme le pouvoir de choisir entre deux actions différentes : ce