‹ Droit romainChapitre 102 sur 273 · Strab. XVII, p · texte numérisé non relu

Strab. XVII, p

i. In Flaccvm, fr. Delaun. p. 202.

la paix. 11 conserva le pouvoir "militaire jusque vers l'époque de Valérien où l'on voit paraître le premier dux

Administration judiciaire, financière, militaire, ce n'était pas tout le gouvernement de la province. Le préfet veillait à la sécurité publique et à la police générale. Tous les trois ans, il passait la revue des armes apportées dans la province afin d'empêcher les préparatifs séditieux, ou d'en amoindrir la gravité, en ne leur laissant pas le temps de s'accomplir -. — Il écoutait volontiers les plaintes et les réclamations collectives ou individuelles % et donnait des instructions aux fonctionnaires, comme le montre cette lettre circulaire dont copie est jointe à l'édit du préfet Capiton publié par le stratège de l'Oasis de Thébaïde. Les ordonnances qu'il rendait sur des objets d'un intérêt général ou particulier s'appelaient prostagmata ou diatagmata ^, deux mots empruntés à la chancellerie des Ptolémées ■' et" qui servaient à distinguer des antiques lois indigènes, les nouveaux règlements introduits par les conquérants.

De même que les autres gouverneurs de province, le préfet de l'Egypte devait, sans doute, en prenant possession de son commandement ou, tout au moins, passé le temps indispensable pour s'initier aux affaires si complexes du pays, faire connaître dans un édit général les régies qu'il entendait suivre dans son administration et l'exercice de sa juridiction. On exposait ces actes importants dans toutes les principales localités en les gravant sur des stèles ou sur les pylônes et façades des temples. Les siècles n'ont épargné qu'un de ces édits généraux :

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