‹ Droit romainChapitre 103 sur 273 · Édit de Capiton, K · texte numérisé non relu

Édit de Capiton, K

5. Varges, de statu .€g. prov. rom., p. 29. Cpr. Lumbroso, Recherches, p. 180. 184.

celui qui fut rendu par le préfet Jules Tibère Alexandre, le premier Paoplii, an 2 du principat de Galba selon l'ère égyptienne, correspondant au vingt-huit septembre, an 68 de l'ère chrétienne. On possède un autre décret, mais celui-ci statue sur des points spéciaux et se trouve, par suite, beaucoup moins étendu : il ost du préfet Cn. Vergilius Capiton, donné, comme le précédent, à Alexandrie et daté du sept Méchir, an 9 de l'empereur Claude, correspondant au premier février de l'an 49 de l'ère vulgaire. Ces doux monuments qui proviennent de l'Oasis de Thèbes (El-Kliardjeh), montrent au grand jour l'administration de l'Egypte sous les Romains.

Le gouverneur romain tient, enfin, dans sa main le nœud de la grande filière administrative. Le choix, la nomination ' et la rétribution - des fonctionnaires innombrables qui en composent la série, sont à sa discrétion. Quelques hauts fonctionnaires pris, comme le préfet, dans l'ordre é fuestre et le Directeur du Musée d'Alexandrie ^ étaient cependant nommés par l'empereur lui-même.

Les restrictions au pouvoir royal du préfet ne s'arrêtent pas là. La fixation du chiffre des impôts, l'augmentation* ou la diminution ^ des charges de la province dépendent de l'empereur seul. Du reste, la position toute particulière du procurateur d'Egypte lui faisait un devoir slrict de rechercher la volonté souveraine dans tous les cas graves ou délicats. Tibère Alexandre qui fut un des mieux considérés auprès des empereurs, reconnaît dans son édit que son pouvoir n'est pas absolu, qu'il ne peut, de son propre chef, accorder toutes les demandes qu'on lui adresse ; il promet en même temps d'en référer à l'empereur pour

1. ÉilitdeTib. Alex. C. /. Gr. 49:i7, 1. .îa. Ci-'tprrs partie iv, chap. ir.

Page 1