‹ Droit romainChapitre 126 sur 273 · Diod. Sic. I, Du · texte numérisé non relu

Diod. Sic. I, Du

b. Xénarque, Denys. Tliéon. C. I. Gr. 4734. 4135. Le premier nu-

alors qu'on s'attendrait, si le système contraire était le vrai, à voir paraître des noms égyptiens puisque l'arcliidicaste présidait un tribunal purement indigène et même sacerdotal.

Ajoutons, pour unir, que si le juridicus était une sorte de gouverneur d'Alexandrie, il serait bien étrange que Strabon, qui a bien décrit l'administration romaine de l'Egypte, n'e!i eût rien dit. Tous les témoignages historiques sont, au contraire, là, pour nous assurer que le préfet de l'Egypte était avant tout le gouverneur de là ville d'Alexandrie. On peut en avoir une preuve piatique dans les accusations dirigées par Philon contre Flaccus, clans lesquelles il s'en prend directement à lui des persécutions consenties ou ordonnées par l'autorité contre ses coreligionnaires d'Alexandrie, sans laisser seulement deviner qu'il y eût une autorité romaine intermédiaire entre le préfet et les Alexandrins'.

Ainsi donc, nous croyons devoir, pour toutes ces raisons, persister dans notre opinion que le pouvoir du juridicus, au moins durant le Haut Empire, s'étendait sur toute la province d'Egypte-.

Mais il était d'usage dans les provinces romaines que le gouverneur en personne ou par ses légats tînt, chaque année, des assises judiciaires {convenius) dans les diverses parties de son ressort. Il ne nous reste aucun souvenir de

méro porte : Caius .Jalius Dionysius, archidicast^, fils do Tlicon, archidicaste, et père de Théon, archidicaste, a entendu la voix de Memiion. De cette série d'archidicas'es, de père en fils, Letronne conclut, à tort ou à raison, que cette din;nito était héréditaire. Voy. Letr., Œuv.ll, p. 163. Marquardt {Uandh. IV, p. 4o3, n. 4) repousse sans hésitei' l'idée d'Iiérédité dans ces fonctions puisque, d'après lui, l'archi iiraste ('t;ut élu par ses collègues; mais il s'abstient de formuler aucun avis sur la teneur singulière de celte inscription.

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