‹ Droit romainChapitre 13 sur 273 · Géogr. XVIT, p · texte numérisé non relu

Géogr. XVIT, p

3. Herod. II. 16 et 17; .Strab. I, 32 et 63, XVII, passim. Cf. de hell. Alex. c. 14, 28. P. Mêla, I, c. i. On lit encore sur la Table de Peutinper : Nilus qui Africam et Asiam dividit. (^f. Kuliii, Stndl. i/nd bi/rg. Verfass. II, p. 4SI.

4. Strab. I, p. 66 et surtout Pline, lUsl. mit. V, 9, -1 : « Quam ob causam (la conformation du Delta) inler insulas quidam ^■Egyptum retulere. » — Hôrodote (l. l.) ne l'entendait pas de cette façon.

5. Ainsi Timoslhène, dans Pline, V, 9, 1, mesure l'Asie, d'un ci'ité, depuis la branche Cano;)iquo du Nil ju=;qu'au Pont Euxin. — Nous ne voulons prendre que deux exemples dans Strabon pour montrer ce crilerium en application. A la page 816 de son livre 17", il place en Arabie la partie habitue de la ville de ïhèbes ; à la page Si)6, il en

s PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE I.

L'éloignement de la partie africaine des autres contrées liabitées de l'Afrique septentrionale, l'importance plus grande de la partie asiatique, le climat de tout le pays, l'état social du peuple qui l'habitait, enfin la langue officielle qu'on y parlait^ telles sont les causes qui firent, à juste titre, considérer toute l'Egypte comme une province grecque et asiatique.

Après ces considérations générales et avant d'aborder l'étude des divisions proprement administratives de la province d'Egypte, il convient ici de dire un mot d'une division de ce pays qui s'est perpétuée à travers tous les âges, à cause de son caractère topographique. Nous voulons parler de la division en Haute et Basse Egypte, "Avw et xxTwyojpa., à l'époque gréco-romaine ^ On appelait, et l'on appelle encore. Haute Egypte ou Egypte méridionale, la vallée du Nil depuis la cataracte jusqu'au-dessous de Memphis, au point où elle cesse d'être resserrée entre les deux petites chaînes de montagnes basses et dénudées qui l'encaissent dans tout son parcours. Il est à remarquer que cette vallée est convexe et que le Nil en occupe la partie élevée -. La Basse Egypte ou Egypte septentrionale, ou bien encore maritime, comprenait la plaine du Delta et les terres cultivables qui s'étendaient à ses deux côtés. Il im-

fait autant pour Héliopolis. — Cette habitude des anciens géographes subsista très longtemps dans le monde grec. Sans parler du treizième édit de Juslinien qui la montre en usage dans un acte officiel du sixième siècle, Lumbroso (L'Egitto, p. 28) cite plusieurs passages de Sophronius de Damas, où cet auteur du septième siècle continue d'appliquer ee critérium. Ceci doit mettre sur leurs gardes ceux qui, sur la foi des textes et sans les approfondir (Cpr. Strab. XVII, p. 803 et la note 2 de Letronne), sont disposés à croire que la population de l'Egypte était déjà, à l'époque gréco-romaine, mélangée d'Arabes, de Libyens et d'Ethiopiens.

1. Inscrip. de Rosette, 1. 46. Et pour la période romaine : Strab. XVII, p. 800 et 802; Pline, V, 9, 2; Ptolem. Géogr. IV, 5, p. 119 et 121, éd. Wilb.; Édit. Tib. Alex. C. 1. Gr., 4937 1. 48.

Page 1