‹ Droit romainChapitre 12 sur 273 · Notit. difpiit. in part. Orient, éd. Boeck. p · texte numérisé non relu

Notit. difpiit. in part. Orient, éd. Boeck. p

5. p. Mêla I, c. 8 : Asiœ prima pars .Egyptus. Pline, Hist. nat. V, 1, 1. V. 9, 1.

Kemï). Après avoir servi à désigner une des branches du Nil *, la seule accessible à l'origine pour les navigateurs étrangers, il s'appliqua par extension à tout le Delta, mais rien qu'au Delta. Telle était la manière de penser des Ioniens au temps d'Hérodote (II, 15 et suiv.). Le vieil historien qui rapporte cette opinion pour la combattre, trouve plus logique d'étendre ce nom à tout le pays habité par les Égyptiens, jusqu'à la cataracte. Il se fait même fort en ce sens d'un oracle d'Ammon qui, parait-il, avait eu à se prononcer sur la question (II, 17 et suiv.). Enfin « par la suite et encore de nos jours, dit Strabon ', on a réuni sous ce nom, du côté de l'Orient, presque tout l'espace compris entre le golfe Arabique et le Nil; du côté de l'Occident, le pays qui s'étend jusqu'aux Oasis. » Ces vicissitudes du mot Egypte s'expliquent par l'idée que les Anciens se faisaient du Nil, en tant que ligne de partage entre l'Afrique ou Libye et le continent asiatique '. Bien qu'à vrai dire le Delta, circonscrit par le fleuve, eût dû, d'après cette idée, constituer une île située entre les deux continents et indépendante de chacun d'eux '% on n'en avait pas moins considéré comme appartenant à l'Asie tout ce qui était situé à l'orient de la branche Ganopique et sur la rive orientale du Nil dans la vallée proprement dite. La rive giuche ou occidentale appartenait à la Libye '.

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