LES SOURCES DE REVENUS
Les Romains tiraient de l'Egypte des revenus en argent et des revenus en nature '. La somme totale des uns et des autres ne peut, faute de renseignements précis, être connue d'une façon même approximative -. Un mot d'historique sur ce sujet n'est pas inutile.
Après les Indes et la satrapie de Babylone, la satrapie d'Egypte était celle qui, d'après Hérodote \ rapportait le plus au roi de Perse : sept cents talents d'argent de Babylone (cinq millions de francs), sans compter le produit de la pêche du lac Mœris et sept cents talents en blé; car, on en fournissait 120,000 mesures aux Perses, en garnison dans le Château-Blanc de Memphis, et aux troupes qui étaient à leur solde. Après que l'Egypte fut conquise par Alexandre, les pays soumis au sceptre de Philadelphe "* lui rapportaient annuellement, selon saint Jérôme % qua-
1. L'Édit d'Alexandre parle expressément de ces deux sortes de revenus. Voy. aussi les Ostraca inéd. du Louvre. Rev. Arch. XII, p. 49 (1865) et les développements qui vont suivre.
2. On ne sait sur quelles bases L. Friedlander (Index, lect. acad. Regimont. 1869, I, cité par Marquardt, Handbuch, IV, p. 443, n. 6) a pu évaluer les revenus totaux de la province d'Egypte a 134.918.000 marcks; soit l<)S.n47.65.j francs.