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Strab. XVU, p

138 TIIOISIÈME PARTIE. — CHAPITRE III. § II. Contributions.

D'après une définition commode, sinon scientifique, les contributions peuvent être, à toutes les époques, 'divisées en deux grandes catégories : les contributions directes qui portent immédiatement sur les personnes, sur la possession ou la jouissance de la richesse, s'adressent à des situations normales et permanentes et comportent des rôles nominatifs ; les contributions indirectes qui sont perçues à l'occasion d'an fait, d'un acte ou d'un échange et ne comportent pas de rôles nominatifs régulièrement et périodiquement établis ou perçus. — L'Egypte romaine a connu ces deux catégories d'impôts.

A. Impôts directs.

Gapitation. — Le plus direct de tous les impôts, c'est celui qui porte sur la personne même du contribuable, l'impôt par tête humaine, la capitation. Les anciens le regardaient comme une marque de déchéance et de servitude '; et il revêt, en effet, un caractère inique et vexatoire, quand il frappe sur toutes les personnes sans distinction d'âge ou de sexe. Les Romains, selon Marquardt [ihid.], le conservèrent seulement là où il existait avant eux et ne l'introduisirent que par exception dans certaines de leurs provinces. De même qu'en Judée, la capitation existait de temps immémorial en Egypte - avec ce caractère infamant d'impôt égal et obligatoire pour tous, sauf pour les citoyens grecs de la ville d'Alexandrie ^. — Les recensements qui

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