‹ Droit romainChapitre 140 sur 273 · Marq. ibid., p · texte numérisé non relu

Marq. ibid., p

'1. Joseph. Ant. Jud., XII, i, 1. Bell. Jud., II, 16, 4.

3. Wilcken conjecture cependant qu'eu Egypte les enfants au-dessous de dix-sept ans, ne devaient pas le payer parce que, dans les déclarations en vue des impôts des papyrus de Berlin, les pères do famille n'indiquent le nombre d'années de leurs enfants que jusqu'à cet àpe. Voy. >^itzii}if)sbcrirhle, ISSiî, p. 104.

servaient de base à sa levée paraissent avoir eu lieu à l'époque romaine tous les cinq ans '.

Le taux de cet impôt était assez élevé. Dans une pério le de ([uatre-vingt-huit ans (77-165 aj). .T. -G.), pour laquelle on a des Osiraca ({ui constatent le paiement de cette taxe qu'on appelait laographin -, on lui voit suivre une marche ascendante, assez naturelle du reste. Il monte de seize drachmes ptolémaiques, à vingt (de 4 fr. 30 à 5 fr. 37). La progression n'est d'ailleurs pas continue et subit de temps à autre des rechutes. Ainsi en 129, on paie seize drachmes, vingt drachmes et une obole en 144, et seulement dix-sept drachmes en 145,pourremonterà vingt drachmes deux oboles en 163 ^ Peut-être ces variations étaient-elles en corrélationavec les crues du Nil, de sorte qu'on exigeait plus ou moins suivant que l'inondation avait été bonne, moyenneou mauvaise, le Nil étant le régulateur des taxes égyptiennes *. Les percepteurs de la capitation laissaient d'ailleurs toutes facilités de paiement aux contribuables. On trouve des quittances de huit, dix drachmes, comme on en trouve de six ou de quatre oboles seulement. Dans quelques-unes, il est expressément mentionné ({uo la somme est fournie pour acompte ■'.

Taxe industrielle. — De la capitation, on peut rapprocher la taxe industrielle iche'ironaxion), mise à l'exercice des diverses professions. Elle remonte certainement aux derniers Pharaons et semble avoir été introduite sur l'instigation des conseillers grecs qui fréquentaient la cour égyp-

\. Edit d'Alexandre au C. I. Gr. 4937. 1. 49.

2. Exemple, le numéro un d(!S Ostraca inéd. du Louvre. Rev. Arch. 1865, t. 11 et 12. Il porte, d'après la traduction de Frœhner : « Patraén Siiouphis (fils) de Aouspnia.s. a payé seize drachmes d'argent pour la capitation de la 9" année du seigneur Vespasien, le 12 méaoro. )»

Page 1