Herod. II
un plan détaillé des domaines du temple d'Apollinopolis Magna (Edfoui, qui date de la période ptolémaïque. « C'est, dit Marquardt ' , le premier document de l'antiquité grecque et romaine qui nous donne, non pas seulement l'étendue des immeul)les pris dans leur ensemble, mais l'étendue de chaque champ en particulier ; c'est donc un véritable cadastre. »
Strabon, dans les commencements de la domination romaine, parle, lui aussi, d'une division ancienne du sol égyptien en nomes, toparchies et autres subdivisions descendant jusqu'à Va7'oure qui était un carré de 10,000 coudées de superficie -.
Les parcelles cadastrales étaient délimitées avec la plus grande précision et les terres, classées en — terres arables, — vignes, — jardins, — terres à palmier, — terres incultes ^ étaient évidemment taxées en raison de leur rapport. — Le service du cadastre était fait par des arpenteurs attitrés *. Les livres fonciers, tenus à jour h cause des perturbations annuelles des limites causées par l'inondation, étaient, dans chaque district, entre les mains de fonctionnaires spéciaux, les topogrammates, chargés également de délivrer, sur réquisition, les descriptions les plus minutieuses des immeubles qui s'y trouvaient inscrits. Dans ces extraits on trouve indiqués : la nature de la culture de la parcelle, sa situation, ses dimensions, le nom du propriétaire et les tenants et aboutissants \