Marquardt, op. cit., p. 245, n
2. Slrab. XVII, p. 787. Diod. Sic. I, oi. 81. La coudée égale 0»',525 ; l'aroure avait donc 27.JG m. c, ^5.
3. Lumbroso, Recherches, p. 292. Voy. la forma ccnsualis donnée par tout l'empire par Ulpien, fr. 4. Dig. 50, 15.
4. Gomme cet Asclépiadès « proposé à l'arpentage » dont parlent les textes. Lumbroso, Rech. p. 292. Cpr. l'édit d'Ale.x. C. 1. Gr. 4957 1. Ô5-C1.
5. Premier pai>yrus do Turin. Le jardin vendu sur rcquoto du Tré-
Lorsque, sur le modèle de ce qui existait dans la province d'Egypte, on entreprit, sous Auguste, le cadastre de l'empire romain, œuvre qui fut achevée seulement sous Trajan ', il est probable qu'on n'eut pas besoin de conduire ces opérations en Egypte même, où l'ancien cadastre subsista par la suite des temps comme le laisse deviner un passage de l'édit d'Alexandre (lignes 59-61).
L'impôt foncier, réparti d'après des règles fixes et invariables entre les nomes et les toparchies, était ensuite distribué, en proportion de leur fertilité, entre les dernières divisions géométriques du sol, les aroures -. L'aroure formait l'unité imposable. Au cas où elle se trouvait morcelée entre plusieurs propriétaires, ils devaient se partager l'impôt suivant la quote-part de chacun d'eux. Quand une terre restait stérile faute d'eau ou qu'elle était insuffisamment arrosée, il y avait lieu à un dégrèvement total ou partiel. L'impôt foncier restait de cette façon proportionné à l'étendue des terres fertilisées par le Nil ^ Mais les agents taxateurs avaient, pendant un certain temps, trouvé moyen de lever l'impôt « d'après ce qu'on appelle la perception synoptique, laquelle s'établit non pas sur la véritable inondation du Nil, mais par comparaison avec une ancienne inondation prise entre quelques autres », c'est-à-dire de tourner la loi pour bénéficier de la différence. De là l'abandon des terres par les cultivateurs, de là des plaintes très vives, auxquelles Tibère Alexandre fait droit en ordonnant que « désormais la perception sera établie sur l'inondation réelle du fleuve, et
sor dans les papyrus de Zoïs (règne d'Évergéte II;, mesurait six aroures, une moitié et un huitième (sic) d'aroure.