Iiiscrip. de Rosette, 1. 29. 3U
146 TROISIÈME PARTIl-:.— CHAPITRE III.
un impôt sur la propriété bâtie. Il faut attendre de nouveaux détails sur ce sujet K
B. Impôts indirects.
Douanes. — L'Egypte formait à elle seule une des zones douanières de l'empire romain et non, certes, des moins importantes ; car c'est surtout par la mer Rouge et le Nil que se faisait alors ce commerce indien qui, à toutes les époques de l'histoire, a tant pesé dans la balance des relations internationales. Les denrées précieuses de l'Yémen, celles de l'Afrique centrale par Adulis et la côte d'Abyssinie, celles plus précieuses encore des Indes, affluaient à Alexandrie, recherchées qu'elles étaient avec avidité par le luxe romain, parvenu sous l'empire à son plus haut degré ^. L'existence d'une ligne douanière dans les ports de la mer Rouge ne fait pas de doute. Elle ne pouvait manquer d"être très productive pour les finances impériales ; car les marchandises payaient des droits proportionnés à leur valeur ^ Strabon dit (p. 798) que l'Egypte tirait un droit d'entrée et un droit de sortie des marchandises venant de l'Inde et de la Troglodytique, dont elle avait le monopole. Pline nous a même conservé le nom d'un fermier des douanes de la mer Rouge ■*. — Les documents qui gardent le silence sur les stations douanières de la côte égyptienne de la mer Rouge s'expliquent quelque peu sur celles de la côte arabe opposée. D'après Strabon (p. 781) et les indications du Périple de la mer Erythrée ^ qui date du règne de Yespasien, on payait des