Cette opération s'appela adaeratio sous le Bas-Empire
dressés par les collecteurs, on voit des bourgs dont se composait la toparchie fournir un certain contingent d'artabes '. — Peut-être aussi les paiements étaient- ils échelonnés sur plusieurs termes pour donner plus de facilités aux contribuables.
Reste à dire un mot des exemptions et immunités fiscales en matière d'impôt foncier. Abstraction faite de tout jus itaticum, dont on ne trouve pas trace en Egypte, il existait des immunités d'imposition foncière totales ou partielles auxquelles fait allusion l'édit d'Alexandre (1. 26 et s.). Jouissaient notamment de pareilles exemptions la plupart des terres situées dans la banlieue d'Alexandrie (nome d'Hermopolis parva) et dans le nome Ménélaïtes. C'était « l'ancienne terre », comme on l'appelait, à laquelle vinrent, par la suite, s'ajouter d'autres terres jouissant des mêmes privilèges {ibi'd. 1. 59-6:2). Ces privilèges et d'autres semblables, qui s'expliquent par le voisinage de la grande ville, remontaient haut. Ils furent confirmés par Auguste, renouvelés par Claude, parfois méconnus parles préfets d'Egypte (ibid. 1. 26 et s.), jusqu'au jour où Vespasien, courroucé contre les Alexandrins, les supprima - ; sans qu'on sache si Hadrien qui leur restitua tous leurs privilèges, leur rendit aussi ceux-là ^ Il faut remarquer dans cet ordre d'idées (|ue les biens de mainmorte, les terres appartenant aux temples et aux dieux, qui n'étaient pas exemptes d'imposition sous les Ptolémées *, durent, sous les Romains, être traités sur le même pied que par le passé, sinon avec plus de défaveur.
Ajoutons pour finir sur l'impôt foncier, qu'il semble résulter des papyrus du Fayoum, qu'on payait à Arsinoé