‹ Droit romainChapitre 16 sur 273 · Franz, Introductio ad inscr. JEg. C. /. Gr. III, p · texte numérisé non relu

Franz, Introductio ad inscr. JEg. C. /. Gr. III, p

2. Voy. notam. Diod. Sic. I, 54. 73. — A côté du sens précis du mot nome servant à désigner une circonscription administrative déterminée, il importe de savoir que les anciens auteurs, comme les Egyptiens eux-mêmes, le prenaient souvent dans le sens vague de canton, territoire, circonscription quelconque. C'est ainsi qu'on trouve le nome défini dans Saint Cyrille [In Esai. c. 19) : « Toute ville, en Egypte, avec les bourgs et le territoire environnants », en un mot sa banlieue. Claude Ptolémée lui-même prend quelquefois le mot nome dans cette acception large, par exemple quand il place les deux Oasis, qui constituaient certainement deux nomes distincts, dans l'intérieur du nome Mareotes. Cf. Letronne sur Strab. tr. fr. V, p. 365. Tôchon d'Annecy, Rech. sur les méd. des nomes, p. 14.

seau attirèrent particulièrement l'attention des voyageurs et écrivains appartenant au monde gréco-romain '. C'est qu'ils étaient peu liabitués à voir un grand morcellement t(>rritorial réfléchi et partout exécuté uniformément par une seule et même autorité souveraine, eux qui, dans leurs pays accidentés, voyaient de nombreuses cités ayant chacune son territoire grand ou petit suivant la mesure de sa puissance ou de sa faiblesse. — Les Égyptiens de la décadence, par ignorance ou par prétentions, faisaient remont^'r l'origine de l'institution des nomes, comme de la plupart des autres institutions égyptiennes, au roi Sésostris -. En réalité, elle est beaucoup plus ancienne, puisqu'on trouve des inscriptions géographiques de nomes jusque dans les tombeaux et les chapelles funéraires de ce qu'on est convenu d'appeler l'ylnc/e» empire égyptien ^ Et quel a pu en être le caractère originel? — Les nomes, suivant certains S nous représenteraient les ti^rritoires anciennement occupés par les diverses peuplades et tribus qui, dans les temps préhistoriques, se partageaient l'Egypte. Cette opinion nous paraît très problématique; car il y faut avouer qu»' ces États étaient bien nombreux pour un petit pays, et imaginer qu'ils pouvaient ne pas s'absorber les uns les autres, vivre entre eux en assez bons termes pour respecter des frontières que la nature n'a nulle part posées dans la vallée du Nil. — D'autres pensent, avec plus de vraisemblance, que ce furent des mobiles politico-religieux qui présidèrent à cette distribution des terres en nomes, chaque nome représentant la purt faite à chaque divinité égyptienne '. — Nous aimons mieux croire, cependant,

1. Hérodote, Hisl. II, 164 fin. Diod. Sic. /. /. Strabon, XVII. p. 787. Pline, Ilist. nat. V, 9.

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