‹ Droit romainChapitre 164 sur 273 · Frœhner, op. cil. p · texte numérisé non relu

Frœhner, op. cil. p

banffuiers royaux qui jouaient un rôle important dans la lentrée et la sortie du numéraire, les antigraphes ou contrôleurs qui devaient apostiller les versements faits dans les banques royales (papyrus de Zoïs), les épimélètes ou surveillants de chaque ferme, de chaque recette, chargés de faiie exécuter rigoureusement les clauses du cahier des charges contre les fermiers et leurs garants. On ne trouve pas mention de ces divers agents à l'époque romaine. Par contre, un haut fonctionnaire fiscal qui existait déjà sous les Lagides, l'alabarque, qu'il ne faut pas confondre avec Yarabarqne, continua d'exister sous les Romains. On le trouve encore au temps de .Justinien ^ Il résidait à Alexandrie et semble avoir été, jusqu'aux malheurs des Juifs sous Caligula, particulièrement pris parmi^ceux d'Alexandrie, dont sa situation politique le rendait naturellement le chef. Il règne un certain vague sur la nature précise de ses fonctions. Peut-être avait-il au début l'intendance générale de la douane fluviale en Egypte'. — Dans les temps postérieurs, si l'on se fie à la constitution 9 'au code Justin.) corrigée, l'alabarque se serait encore occupé des droits de douane à percevoir sur les marchandises venant de la haute et de la moyenne Egypte, et, notamment, sur les transports d'animaux venant d'Arabie (!)

Reste à parler de la situation privilégiée des créances fiscales en général. — Les créances du fisc étaient, en Egypte, garanties par la contrainte par corps : et, quand cette voie de rigueur ne suffisait pas, on recourait sans scrupules aux moyens de violence barbares dont parle quelque part Ammien Marcellin ^ Des gens habiles ou

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