Ihid
3. Il n'y avait \r.\s d'autre Tn'sor ffue ces deux-l;'i. Vargo.'^, rie Slatu .f.q. p. 6fi et Franz, inlrod. p. 320. qui ne paraissait pas avoir une idée nette des attributions de l'idiologue, croient devoir réserver à l'idios logos uniquement les bona caduca et les bona damnaloniw , tandis que toute la fortune privée aurait relevé d'une troisième caisse, le Fiscvs Cœsaris, géré par les procnrateurs et économes, affranchis de l'empereur.
4. Iladorlfet Franz, inlrod. ad inscrip. Aig. p. 3i0, attribuent à tort les produits dos imp'its à V/nrarium Saiiirni. Il ne faut pas prendre à la lettre le passag<' de Velleius Paterculus cité plus haut (p. 131): car l'Egypte était terre impériale avant tout. Hirschfeld dans ses Rerh. sur l'histoire de l'adm. rom. jusqu'à Dioclét.. a d'ailleurs remarqué que le mot Fiscus, servant à désigner la caisse principali; qui centralisnit les ressources impériales, ne se rencontre pas encore dans Velleius Paterculus ni dans Valèrc Maxime.
vinces procuratoriennes et, à ce titre, tout ce qu'elle rapportait revenait de droit à la cassette privée de l'Empereur'. La distinction qu'on faisait en Egypte entre l'administration des domaines et celle des impôts, et les deux caisses distinctes dans lesquelles on versait les recettes de l'une et de l'autre administration, fut une simple mesure d'ordre et de service, transmise avec l'héritage des Ptolémées et maintenue comme la plupart de leurs institutions par les Césars.
Si l'on veut maintenant envisager de haut la situation fiscale de l'Egypte romaine, on verra que, bien que l'Egypte fût autrement mieux administrée que sous les derniers Ptolémées, bien qu'elle échappât aux vices organiques de l'administration financière des autres provinces romaines, tels que le manque de contrôle sur les agissements des agents percepteurs, l'absence de cadastre, la ferme pratiquée même pour la levée des impôts directs, l'avidité des publicains romains, il n'en est pas moins vrai qu'elle sentit davantage le poids des impôts sous la nouvelle domination. Le premier de ses préfets dut réduire par les armes une insurrection survenue en Thébaïde à cause des impôts. L'assaut qu'il donna à Héroopolis, dans la Basse Egypte, avait sans doute les mêmes causes-. Les é lits de Capiton (en 49 ap. J.-C.) et d'Alexandre (en 68), dont nous avons eu occasion de citer des extraits, se font l'écho des plaintes très vives et très justes qui assaillaient chaque nouveau préfet à son entrée en Egypte, et qui témoignent des abus de l'administration financière dans cette province. — Le pays eut donc à souffrir tant du poids des impôts que des procédés de perception. Mais ce qu'il n'avait pas connu sous les Lagides, et
1. Les produits en nature de l'Égj'pte, affectés par l'empereur au service public de l'Annone devaient l'être avec ou sans indemnité an profit de sa cassette particulière. Hirschf. ibid.