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qui empira bien plus sa situation sous les Romains, ce fut sa condition même déterre sujette, payant trib'ità i'Ktranger, — et surtout ce fait que le tribut dut être, pour une grande partie, acquitté en nature. L' l'Egypte se trouvait ainsi périodiquement obligée de se dépouiller d'une bonne part de produits naturellement destinés à être consommés sur place et ne pouvant, au moins dans cette proportion, être exportés sans un préjudice sérieux pour ses habitants'.
Mais à part cela, la province d'Egypte peut revendiquer l'honneur d'avoir servi de modèle lorsqu'il s'agit de la réforme générale des finances romaines, entreprise sous l'empire, et opérée d'abord dans les domaines impériaux, puis dans les branches de revenus qui alimentaient le fisc impérial, enfin, dans celles mêmes qui confluaient dans Vcerarium, quand cette dernière caisse finit par s'absorber dans le fisc. — L'Egypte ne fut pas seulement l'école du premier César et de ses successeurs, quand il s'agit de réformer le calendrier romain -, mais aussi quand il fallut concevoir, entreprendre et mener à fin l'arpentage de tout l'empire et en dresser la carte. Ce travail eut notamment pour but d'asseoir l'impôt foncier sur une base fixe et rationnelle et de substituer la perception directe par les agents de l'État au système de la ferme des revenus publics ^ — Ce fut également à l'Egypte grecque que les Romains empruntèrent les droits de mutation et l'impôt sur les successions, pour ne mentionner que ceux-là''. Ce fut, en somme, dans la partie financière, que l'annexion de la