‹ Droit romainChapitre 171 sur 273 · Mommsea, Hist. rom. XI, p · texte numérisé non relu

Mommsea, Hist. rom. XI, p

et subissaient le joug de l'étranger sans songer à le secouer. Quand, dans les commencements de la conquête, il leur prit envie de recourir aux armes contre les gouverneurs romains, la rapidité et la sévérité du châtiment qui s'ensuivit ' leur montra, une fois pour toutes, qu'il fallait se courber sans espoir de salut sous le sceptre de Rome. Le temps des révoltes fréquentes et indomptables contre les Perses, celui, beaucoup moins éloigné, des soulèvements nationaux contre les rois grecs - semblait bien disparu pour toujours. Deux siècles durant, les indigènes ne bougent pas -^ De temps à autre quelque sanglante querelle entre gens de nomes différents pour savoir si les uns continueraient de manger ou de pourchasser les animaux adorés par les autres, montrait, à la satisfaction des maîtres étrangers, que les F^gyptiens ne retrouvaient de l'énergie que pour s'entredéchirer. — L'autorité de Rome ne reçut de l'élément indigène un véritable ébranlement que lors de la révolte des Bucoli, pasteurs égyptiens, habitant la côte et les marais du Delta. Sous Marc-Aurèle, les Bucoli se soulevèrent, défirent, avec l'aide de leurs compatriotes, la légion qui gardait l'Egypte et faillirent s'emparer d'Alexandrie. Leurs progrès furent arrêtés par le gouverneur de l'Orient appelé au secours de son collègue d'Egypte. Il ne triompha des rebelles qu'en semant la division parmi eux '. Mais, là encore, les mobiles primitifs de l'insurrection paraissent avoir été plutôt religieux que politiques.

Quant aux Alexandrins qui avaient déployé une énergie

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