Strgjj. XVII, p
2. Inscrip. de Rosette, 1. 19. 20. i±. 24. 26. 27. 28 (révolte au temps d'Épiphane).
'■',. Voy. cepeiulant sur les tentatives fréquentes de rébellion sous les premiers empereurs et les saisies de quantités d'armes considérables chez les Égyptiens. Philo c. Flacc. tr. Delaunay, p. 231.
i. Capitol, in vita Marci Ph.
Voy. sur ces bergers les très intéressants détails donnés par Et. Quatremére, Mém. fjéogr. et hislor. sur l'Éf/. I, p. 227 et ss.
extraordinaire dans la guerre contre Jules César, quant aux Alexandrins dont le nombre, l'activité, la puissance et l'esprit frondeur auraient pu donner et donnèrent beaucoup à faire aux gouverneurs romains, ils furent étroitement surveillés et tenus dans le respect par les légions qui campaient à leurs portes et les cohortes qui logeaient avec eux '.
Si Égyptiens et Alexandrins n'étaient pas à craindre, les Barbares qui s'en prenaient aux frontières méridionales de l'Egypte ne l'étaient guère plus. Ces Barbares ne ressemblaient point pour Farmement, l'ordonnance et la bravoure à ceux qui attaquaient l'Empire sur le Rhin, le Danube ou l'Euphrate. Sur le Nil, les Romains eurent affaire à peu prés à des sauvages, à des hordes errantes, armées de boucliers en peaux de bœufs et se servant dans les combats non pas d epées mais de lances et de massues ferrées -. A la suite de l'incursion que ces Barbares firent dans la Haute Égyj^te, dans les premiers temps de la conquête romaine, et du châtiment immédiat que leur infligea C. Pétronius^ en les repoussant et les poursuivant jusqu'au cœur de leur empire, où il s'empara de leur capitale, ils se tinrent de gré ou de force tranquilles, sinon en bons rapports avec l'Ég^^pte. R est vrai que trois siècles plus tard, ils profitèrent de l'anarchie qui régna sous Gallien (260-268) pour recommencer leurs incursions dans la partie méridionale de notre province.
Mais sur toutes les autres frontières, l'Egypte était admirablement défendue par la nature. Une côte inhospitalière, des marais et des déserts infranchissables la préservaient contre les attaques du dehors.
On comprend qu'avec l'absence de causes sérieuses de danger à l'intérieur et à l'extérieur, l'armée d'occupation soit toujours allée en diminuant , passé les premières