Ptolem. Géoyr. IV, c. o
174 TROISIÈME PAllTIE. — CHAPITRE IV.
tifiés datant des Romains Ml a été dit précédemment -que les postes militaires d'Éléphantine, Syène et Philes furent pendant un certain temps avancés en Nubie jusqu'à Hiera Sycaminos puis, sous Dioclétien, ramenés aux frontières de l'Egypte. Voilà pour l'armée de terre.
Les côtes méditerranéennes de l'Egypte, et même celles des provinces avoisinantes, furent durant le Haut-Empire, gardées par une escadre maritime : la Classis Alexandrina, construite au premier siècle et ainsi nommée de son principal port d'attache ^ On la trouve expressément mentionnée au temps de Domitien dans un diplôme délivré à des soldats de manne après leur temps de service sous le commandement de Septimius Vegetus et de Glaudius démens, prxfecti Classis Alexandrinœ '. Mais dans une inscription latine de Memnon % qui date de l'an 134 ap. J.-C, on trouve parmi les grands personnages qui ont laissé, là, leur carte de visite un Q. Marcius Hermogenes, prœfectus classis Augusise <]uartœ. Il est probable que nous avons là, le titre honorifique et le numéro d'ordre de la flotte d'Alexandrie.
A l'escadre d'Alexandrie se rattachaient les flottilles échelonnées sur le Nil pour surveiller la navigation de ce grand fleuve et assurer le service des douanes fluviales. C'est à la flottille qui stationnait dans les parages d'Éléphantine qu'appartenait notamment le « navire prétorien » pour le service duquel les habitants du pays étaient astreints à certaines prestations, comme il résulte de la quittance n° 17 des Ustraca inédits du Louvre^ qui date du régne d'Antonin le Pieux ''.