Letronne, Œuv. II, p. 207. C. 1. Gr
EPISTRATKGIES. 189
Mais si les nomarques de la Thébaide nous apparaissent de bonne heure surveillés par un haut fonctionnaire ro^'al, ceux de l'Egypte moyenne échappèrent longtemps à ce contrôle immédiat. Ils commencèrent d'y être soumis seulement vers la fin du premier siècle de l'ère chrétienne selon notre manière de voir '. L'épistratège de l'Heptanomide eut les mêmes attributions que son collègue de l'Mgypte supérieure, sauf le « gouvernement de l'Arabie ». — Mais la Basse Egypte fut-elle aussi organisée en un troisième commandement administratif comme les deux moitiés de la vallée du Nil ?
Une inscription découverte sur le mur d'enceinte du Grand Sphinx, et qui date du règne d'Antonin et Vérus, nomme un Lucceius Ofellianus, épistratége, et un Tliéon, stratège du nome -. On a voulu voir en ce personnage un épistratége de la Basse Egypte ; car, bien que l'inscription n'en dise rien, le lieu où elle a été gravée indique le nome auquel commandait Théon, et ce nome indique la province qui était du ressort d'Ofellianus. Or, le Sphinx et les Pyramides étaient situés dans le nome Letopolites qui faisait partie de la Basse Egypte. Ofellianus était donc commandant de l'épistratégie de l'Egypte inférieure. — Un raisonnement aussi hypothétique a évidemment besoin de confirmation. Kuhn ' le renforce d'une inscription qui mentionne un procurator Imp. Cses. Trajani Hadriani ad diœcesin Alexandrie ''. Ce savant est d'avis que le diocèse d'Alexandrie ne désigne pas autre chose que la Basse Egypte, le Delta; car, à l'époque ancienne, les subdivisions des provinces romaines s'appelaient diœcesis, iractus, regio ^ On aurait, ainsi, une allusion certaine à la troisième