C. I. Gr. 47ol. Letronne, Œuvres, II. p
0. Strahon la qualifie la plus p;ranilo ville du la Thébaïde, XVII, p. 813.
étaient avant tout d'ordre civil '. — Au titre d'épistratège de la Thébaïde, quelques inscriptions ajoutent celui de « arabarque » - ou commandant d'Arabie. Nous savons que les anciens géographes appelaient ainsi la région située entre la vallée du Nil et la mer Rouge. Ce vaste pays qui échappait à la division en nomes n'avait d'importance que parce qu'il était traversé par les routes commerciales de Goptos à Bérénice et à Myos Hormos. La principale fonction de l'arabarque consistait à donner à ces routes la sécurité dont elles avaient essentiellement besoin, à protéger les caravanes qui les parcouraient contre les tentatives des nomades du désert. Il devait, dans le même but, faire la police du littoral de la mer Rouge où étaient situés les ports que nous venons de nommer ainsi que cela résulte du titre spécial de « commandant du littoral de la mer Indienne et Erythrée » que l'on trouve souvent cumulé avec celui d'arabarque. Rien de plus naturel encore que cette double fonction ait été souvent dévolue au commandant supérieur de la Thébaïde, puisque c'était la portion de la vallée du Nil qui était en relations commerciales avec la mer Rouge.
1. Sic : Rudorff, Rhein. Mus. II, p. 80; Varges, de stat. JEg. p. 33; Mommsen, Hiil. rom. XI, p. 174. — Gontrà : Letron. Rec. I, p. 420; Franz, introd. p. 315; Marquardt, Handb. d. rom. Allerlh. IV, p. 445. Ces derniers auteurs se fondent sur une inscription qui montre un M. Arlorius Priscus, devenu épistratege de la Thébaïde après avoir été prœfeclus Montis Rerenicidis. Orelli, Inscrip. latin. 3881. Ci-dessus, p. 172. Mais qu'y a-t-il là d'anormal? Les fonctions civiles n'étaientelles pas chez les Romains la récompense des services rendus sous les drapeaux, et la carrière des armes une préparation obligée à celle des honneurs civils? — Lunibroso, Rech. p. 262, cite une inscription du règne de Tibère (Letr. Rec. I, 418), dédiée par un soldat, oi!i on lit les noms du préfet et de i'épistratège, mais point celui du stratège, d'où il conclut que si le stratège n'avait rien à voir avec les soldats, ceui-ci devaient, au contraire, obéissance à I'épistratège. Mais dans cette inscription, on rappelle tout simplement les autorités romaines de la province, en pas.sant sous silence les stratèges qui étaient des (irecs ou des Êg>'ptiens comme nous verrons bientôt.