‹ Droit romainChapitre 194 sur 273 · Édit d'Alex. C. T. Gr · texte numérisé non relu

Édit d'Alex. C. T. Gr

pondaient de ses faits de gestion ^ Elle était elle-même une source d'abus et de vexations dont on se fait difficilement idée aujourd'hui et qui rendaient certainement la fonction de stratège bien plus une charge lourde qu'un honneur digne d'envie. Tib. Alexandre apporte aux stratèges un soulagement en ces termes : « Toutes les fois qu'un stratège cité pardevant un préfet aura été renvoyé de la plainte, on ne pourra le citer une seconde fois; et quand deux préfets auront été du même avis (sur la gestion du stratège), il faudra punir le receveur des finances qui, en l'obligeant à rendre encore une fois ses comptes sur le même objet, n'a pu avoir d'autre but que de se ménager pour lui-même et pour les autres employés du fisc, un moyen de gagner de l'argent. Aussi beaucoup de stratèges ont-ils demandé de préférence l'expropriation de leurs biens, disant qu'ils avaient dépensé au delà de la valeur de ces biens, parce qu'à chaque fois qu'ils rendaient leurs comptes, on intentait un nouveau procès sur les points déjà décidés-. » On comprend après cela, que la fonction de stratège ait figuré parmi les charges, dont, par faveur spéciale, étaient exempts les citoyens d'Alexandrie et qui n'incombaient qu'aux seuls habitants des nomes ; mais cela ne suffit pas, en l'absence d'autres preuves, pour décider que cette fonction devait être gratuite et non rétribuée ainsi que l'admettent quelques auteurs -^

La charge de stratège était conférée pour trois ans par le préfet lui-même. Tib. Alexandre dit à ce sujet : « J'aurai également soin de ne conférer que pour trois ans la place de stratège et après avoir demandé compte : [xera S'.aXoyiapv (de la gestion précédente). » (1. 35) Rudorff,

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