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Dans le Rheinische Muséum, t. II

2. Voy. au surplus Strabon, p. 798 qui dit que les Romains no7nm'erenf des nomarques dans le pays. Gpr. Varges. de statu /Eg. p. 36, 37. Mommsen suit encore le système d'après lequel les stratèges n'étaient pas directement choisis et nommés par le préfet, mais seulement confirmés par lui, en laissant dans l'incertitude le point de savoir qui avait « le droit de présentation. » Hist. rom. XI, p, 138 n. Dr. pub, rom. dans le Man. des Ant. rom. VI, p. 394.

3. Pour l'époque romaine, Franz (C. /. Gr. III, p. 311) a réuni les noms suivants : Apollonius, fils de Ptolémée, n. 5075; Apollonius, fils d'Apollonius, .•)076. 3077; Aurelius Micio, 3106; Nilus, 4923; Au-

relius Bessarion, 5069; Papirius Domilius anus, 4811 ; Sarapion,

tils de Sarapion, 5099, Pienias Ctepio, 4953; Celer, 4723 (c'est peutêtre un épistratége de Thébaïde, voy. Letron., Rec. II, p. 346, Œuvres, II, p. 126); Tryphon, 4713; Sarapion Trychambes, 4716; ApoIIonido, fils d'ApoUoniJe, 4911; l'huuisulanus t^harisius, 4721; Chiiiemon, 4736; Théou, 4701. — Les seuls noms romains que nous connaissons sont : Claudius Apollinaris (inscrip. do la jetée d'Esneh. Letron. Rec), Plinius Capito (voy. les Petermauns Mittheilungen, 1875, p. 392),

viable pour les conquérants. La présence de noms égyptiens parmi ceux des stratèges connus, tels que Trychambes, Tryphon, Bésarion, etc., prouve que la politique romaine n'allait pas jusqu'à frapper les malheureux Égyptiens d'une incapacité absolue et irréductible de gérer les fonctions publiques qui les concernaient euxmêmes. La courte digression dans laquelle Isidore de Péluse ' dit que la loi interdit aux Égyptiens l'accès du commandement et de la magistrature ne doit donc tout au plus s'entendre, ainsi que nous l'avons vu précédemment, que des magistratures romaines, de celles qui supposaient la qualité de membre de l'ordre sénatorial ou l'emportaient.

Le chef de la chancellerie du stratège était le scribe ou greffier royal, basilicogrammate, qui conserva son titre sous les Romains, et dont les fonctions, comme l'on sait, se référaient surtout aux matières iinanciéres et au cadastre. Quand le stratège commandait à deux nomes, le greflier royal exerçait aussi ses fonctions dans les deux nomes -. Toujours un Grec ou un Égyptien, il était le supérieur hiérarchique des scribes du nome, tant ceux des districts que ceux des bourgs ^

On trouve enfin à l'époque romaine, dans certains nomes, des magistrats d'origine hellénique, tels que Vagoranome devant lequel on passait les contrats, qui avait la police des marchés et une certaine juridiction dont on a déjà parlé \ et le gymnasiarque qu'on rencontre dans l'im-

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