Pseudo-Gallisthenes, éd. Mûller (184G), I, 33 et s
jusqu'ici volontairement ignoré, pour s'en tenir aux indications fournies par Strabon '.
Alexandrie fut fondée en 331 sur une langue de terre entre la Méditerranée et le lac Maréotis, sous le 27^ degré 32 minutes long, est du méridien de Paris, à très peu de distance de la branche Ganopique à laquelle elle communiquait par un canal. Elle avait deux ports vastes et sûrs, séparés par une chaussée longue de sept stades {Heptasiadion) qui reliait le continent à une île située horizontalement en face, Pharos. La chaussée était percée de deux ouvertures qui faisaient communiquer les deux ports ^. Alexandrie avait, en outre, un port fluvial sur le lac Maréotis. Ce port communiquait par un canal avec le port maritime occidental, de sorte que les vaisseaux pouvaient facilement passer de la mer dans le lac et de là dans le Nil ou exécuter le même mouvement en sens inverse.
Le roman d'Alexandre donne pour limites à la ville, à l'ouest, du côté de Taposiris, le canal appelé Dragon, à cause des sinuosités de son cours: à l'est, du côté de Ganope, le canal appelé Agathodaïmon; au nord, sur le bord de la mer, le Bendidéion; au sud, les deux bourgs appelés Eurylochos et Melanthios.
On a reconnu le Bendidéion ^ pour avoir été le quartier d'Alexandrie qui longeait la mer. Il y avait là, sans doute, comme au Pirée d'Athènes, un temple dédié à la déesse thrace Bendis, temple qui donna son nom à tout le quartier suivant l'usage alexandrin; car on connaît d'autres parties d'Alexandrie qui s'appelaient, de la même manière, Giesarion, Poseidion, Angelium (à l'époque chrét.), peutêtre aussi Mercurium.
Le périmètre de la ville mesurait, d'après un renseignement en fait postérieur à Aurélien, 16.365 pas, ou seize