‹ Droit romainChapitre 211 sur 273 · Letronne sur Strabon, Ir. fr. V, p. 344, note · texte numérisé non relu

Letronne sur Strabon, Ir. fr. V, p. 344, note

(p. 795), un grand nombre de jardins, de tombeaux et de maisons où tout est disposé pour l'embaumement des morts ».

La position d'Alexandrie en fit la plus importante place commerciale de la Méditerranée orientale. L'intelligence et le goût de ses rois en firent le centre de la vie littéraire et scientifique de l'hellénisme dans l'ancien empire d'Alexandre. — La ville ne dégénéra pas après la conquête romaine. Sous le premier rapport elle bénéficia même du nouvel ordre de choses, car elle devint le nœud des relations commerciales de l'empire romain, c'est-à-dire du monde civilisé, avec l'Arabie, l'Inrle et l'Afrique centrale. Strabon la proclame la première place commerciale du monde (p. 797) K On sait que l'industrie et l'activité de ses habitants n'étaient pas au-dessous de cette importance extraordinaire. — Sous le second rapport, la conquête romaine l'amoindrit un peu, sans la faire déchoir. Les Romains qui avaient supprimé les académies qu'ils trouvèrent établies dans les pays grecs conquis, comme celle de Pergame, respectèrent le Musée d'Alexandrie. Auguste et ses successeurs le pensionnèrent largement. Alexandrie continua, durant tout l'empire, de jeter l'éclat littéraire le plus vif, d'être le rendez-vous des érudits et des étudiants de toutes les nations. Il ne rentre pas dans notre cadre de tracer le rôle important qu'ont joué, dans les progrès de l'esprit humain, les diverses écoles qui s'y succédèrent alors, ni l'influence dont cette illustre cité a pesé dans les destinées du Christianisme naissant ^

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