‹ Droit romainChapitre 214 sur 273 · Diod XVII · texte numérisé non relu

Diod XVII

Ce chiffre dut s'accroître à l'époque romaine à cause de l'importance plus grande que prit la ville. Certains auteurs l'évaluent à six cent mille âmes et plus ^ La population d'Alexandrie était cosmopolite; car toutes les nations de l'Orient et de l'Occident s'y donnaient rendez- vous -. AJdstraction faite de l'élément cosmopolite et de l'élément servile, on sait que sa population pouvait être répartie en trois catégories : les Grecs alexandrins et les Juifs qui formaient la classe des citoyens, puis les Égyptiens qui vivaient là en métèques, sans droits politiques. On a déjà parlé de ces trois classes, de leur composition, ainsi que du caractère et des privilèges des citoyens. Il importerait à présent de savoir dans quelle mesure les citoyens participaient au gouvernement de leur cité, quels étaient, en un mot, leurs droits politiques.

Sur ce point, la réponse est simple : les citoyens d'Alexandrie n'avaient pas de droits politiques au sens propre du mot. — On les trouve bien organisés en tribus et en dèmes comme en général les populations des cités helléniques ^ ; ils formaient bien des hétairies et d'autres associations d'ordre tout à fait secondaire ; mais c'est tout. Les Alexandrins n'eurent ni assemblées populaires, celles dans lesquelles ils choisissaient entre plusieurs prétendants au trône et celles dont parle Josèphe "^ étant plutôt

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