V. de Saint-Martin, Did. h. v
2. Grecs, Italiens, Syriens, Libyens, Giliciens, Éthiopiens, Arabes, Bactriens, Scythes, Indiens, Perses, s'y pressaient au dire de saint Jean Ghrysostome. Voy. Rev. Brilann. 1841, p. 6.
3. A l'époque de Philopatnr, la tribu Dionysis comprenait les dèmes suivants : Atheis, Deianiris, Thestis, Ariadnis, Thoantis, Staphylis, Euneis, Maronis. Voy. les Satyri Fragmenla, dans les Fr. hisl. gr. de Millier, III, p. 164. Pour l'époque antérieure, on ne connaît que la phyle Ptolémaïs, à laquelle appartenait le poète Apollonius. Des dèmes, on connaît, en outre, Philometoreios, Tesmophorios, Goineus (13« papyr. de Turin, €. I. Gr. III, p. 295 et n. 4678. Yoy. Lumbroso, l'Egitto al tempo dei Greci, p. 72), enfin, dans Etienne de Byzance, le 5r,(j.o; Ar,Tti)£v;. Sur les hétairies, voy. Philo in.Flacc.
4. Joseph. Bell. Jud. II, 18, 7. Il les appelle : exx>,ï5(rta«r(JL0Uç.
des réunions tumultueuses que des assemblées légales et constitutionnelles, ni archontes ou magistrats électifs, ni assemblées d'anciens ou sénat. La grande ville était dépourvue d'une constitution politiiiuc libre et autonome que n'aurait pu tolérer le gouvernement théocratique des Ptolémées, que le caractère remuant des Alexandrins et l'importance de leur cité dans la nouvelle monarchie impériale n'étaient pas de nature à leur faire octroyer par le vainqueur d'Antoine '. On peut répéter sous ce rapport ce qu'en dit Mommsen - : « Alexandrie d'Egypte qui dépassait en étendue et en influence toutes les autres fondations des Macédoniens^ était inférieure à la dernière d'entre elles en ce qu'elle n'était une ville que de nom. » Dés l'origine, les Alexandrins ne cessèrent, en effet , d'être gouvernés directement par des agents du prince. Il est vrai que ces agents devaient être choisis parmi eux : ce qu'on peut considérer comme un privilège ; mais ils étaient nommés, sous les Ptolémées, par le roi, et, sous les empereurs, par le préfet de l'Egypte. Strabon nous fait connaître les principaux d'entre eux qu'il fait remonter aux rois et qui subsistèrent sous les Romains ^ Ces fonctionnaires, immédiatement subordonnés au préfet d'Egypte, occupaient naturellement un rang beaucoup plus élevé que celui des stratèges. Ce sont :
UExégète, qui avait, dit Strabon, droit de porter la pourpre et jouissait sous les Romains des mêmes honneurs que par le passé. Il pourvoyait à tous les besoins de la ville "* ;
1. Dio Gass. LI, 17. Voy. ci-dessus la condition des Alexandrins.