Spart, in Severo, c. 17. Dio Cass. LI
2. Dio Cass. ibid. — A l'époque postérieure, Théodose écrivant aux décurious d'Alexandrio leur donne le titre de sénateurs à l'instar de ceux de Rome. Voy. 1. 19 G. Tiieod. 10, 10 : ad senatores c'w. Alex. Sont relatives à la curie d'Alexandrie, dans le Bas Empire, les constitulions 189. 190. 191, 192 au G. Théod. 12, 1, qui faisaient partie d'une grande constitution de l'an 436 concernant spécialement la curie et les décurions d'Alexandrie. Voy. là-dessus le commentaire de Godefroy, et eu outre les lois 80. 112. 126 au même titre; 42 et 43 de episcopis; 19 de petitionih. et 15 de legatis au G. Théodosien.
3. Sic : Kuhn, Stadt. u. hiirg. Verfass. II, p. 479; Marq. Handb. d. rom. Alt. IV, p. 452 et Niebuhr, Inscrip. nub. ap. Gau, p. 15, cité par les précédents.
4. Sic : Wilcken, Ohserv. ad hist. Aig. prov. rom. p. 17. 18.
5. Sic : Mommsen, Hist. rom. XI, p. 158, note. Lumbroso, l'Egitto, p. 74.
traire, Strabon dit formellement que l'administration bureaucratique d'Alexandrie, telle qu'il la décrit, existait sous les rois ; et si Auguste avait supprimé une curie existante, cet excellent observateur n'aurait pas manqué de relater le fait dans l'aperçu qu'il donne des derniers événements de l'histoire des Ptolémées. L'existence d'un sénat à Alexandrie est d'ailleurs tout à fait inconciliable avec le système de gouvernement de ces rois qui prétendaient être maîtres absolus aussi bien vis-à-vis de leurs sujets hellènes que vis-à-vis de leurs sujets égyptiens. L'opinion contraire ne peut s'appuyer que sur deux arguments dont on va juger la valeur. Un passage de Dion Cassius qui nous est connu ', dans lequel l'historien raconte que, « tandis qu'Auguste laissa aux autres villes (d'Egypte) leur ancienne organisation, il voulut que les Alexandrins se gouvernassent sans sénateurs, tant il condamnait leur excessive inconstance ». Ces paroles peuvent prêter à l'équivoque et faire croire que l'empereur changea l'ordre de choses établi à Alexandrie en enlevant aux Alexandrins le sénat qu'ils possédaient auparavant ; mais on n'en saurait tirer une déduction certaine en ce sens ; et l'on peut aussi bien interpréter ces mots en disant qu'Auguste refusa d'accorder une curie aux Alexandrins qui le lui demandaient -. Le second argument consiste à dire que s'il y a eu de tout temps une curie à Ptolémaïs dans la Haute Egypte^ il a dû y en avoir une à Alexandrie ; car il n'est pas possible d'admettre qu'elle fût moins bien partagée sous le rapport de l'organisation politicpe. C'est donc une considération d'analogie tirée de l'organisation de cette dernière ville. Voyons ce qu'il en est.