‹ Droit romainChapitre 220 sur 273 · Dio Gass. LI, 17. Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Dio Gass. LI, 17. Ci-dessus, p

2. Nous avons montré plus haut, p. 121, que Vita ul sub regibus du texte de Spartien in Severo, c. 17, désignait les vice-rois, les préfets d'Egypte et non pas les anciens rois grecs.

Ptolémaïs-Hermiu.

Cette ville fut fondée par Ptolémée Soter S au cœur de la Thébaïde, à huit lieues d'Abydos, dans le nome Thinites dont elle devint la métropole -. Elle fut peuplée de Grecs pour surveiller et tenir dans l'obéissance la Haute Egypte dont Alexandrie était trop éloignée. De même que cette dernière ville rendait un culte spécial à son fondateur Alexandre, Ptolémaïs honorait particulièrement le chef de la dynastie des Lagides ^ Elle avait atteint un développement si considérable qu'au temps de Strabon, elle se trouvait être la plus grande ville de la Thébaïde, « aussi grande et aussi peuplée, dit-il, que Memphis », la capitale égyptienne ''. Il ajoute sur elle ces mots : e-Aoxjay. -/.x: cua- TT/az 7:o)aTixov sv TCO 'EllfiviYM Tco-u). Strabon fait, sans doute, allusion par là, aux particularités de son culte hellénique, à la division de sa population en phyleset dèmes, à un système de fonctionnaires royaux recrutés parmi les citoyens mêmes de la ville, à son indépendance vis-à-vis des autorités qui administraient le nome dont elle était le cheflieu ; mais il est difficile de tirer de ces mots vagues une organisation municipale libre: des magistrats électifs, une curie, des assemblées populaires qui cadreraient bien mal avec la nature du gouvernement des Lagides. Il est vrai qu'on trouve des inscriptions qui mentionnent des archontes et des sénateurs de Ptolémaïs^; mais on a justement remarqué que tous ces monuments sont postérieurs au deuxième siècle de l'ère chrétienne etque le plus ancien d'entre eux ne remonte pas au delà de l'an 215.11 est certain qu'à cette

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