Orelli-Henz. n. 516. C. 1. Lat. III, 6o~o
2. F. Robiou, Mém. sur l'écon. polit, de l'Ég. p. 209. Cf. Lumbroso, Rech. p. 237.
3. Varges, De statu JEg. p. 31. 32. Franz, Inlrod. C. I. Gr., III
en ce sens qu'ils interprètent le passage où Strabon dit que « l'Egypte fut d'abord divisée en trente-six nomes : la Thébaide en contint dix; le Delta également dix; la région intermédiaire, seize ' », et cet autre où le même géographe raconte que « les Romains maintinrent dans le pays, mais avec des pouvoirs limités aux affaires de peu d'importance^ certaines magistratures locales confiées à des épistratèges, noniarques et ethnarques -. »
Qu'il nous soit permis de nous écarter ici de l'opinion générale. Nous pensons que la province formée de l'Egypte moyenne, que l'Heptanomide n'existait pas encore au temps de Pline, bien qu'elle existât certainement sous Trajan. C'est l'examen attentif des auteurs anciens et des inscriptions qui nous amène à prendre ce parti quelque périlleux qu'il puisse être.
Le premier texte de Strabon ne prouve, en cette matière, qu'une seule chose, déjà admise, c'est l'existence, dès une épotiue ancienne, de la Thébaïtie en tant que région distincte s'étendant suf un certain nombre de nomes. Pour le surplus, Strabon n'a eu pour but que de donner une répartition ^\xvem.Qr\i géographique, et non point adminislrative, des nomes de l'Egypte dans le temps où ce pays n'en comptait que trente-six. Le Delta étant une région parfaitement circonscrite et la Thébaïde ayant déjà une existence géographiquement et politiquement distincte, il a pu paraître commode à Strabon, quelque artificiel que celapuisse nous sembler, de faire des trente-six nomes, trois groupes, deux égaux et le troisième comprenant tous les nomes qui ne rentraient ni dans le Delta ni dans la Thébaide. Mais cela n'emporte nullement l'intention chez notre géographe de les distribuer entre trois grandes circonscriptions admi-
p. 282 b. 315. Kuhn, Starlt. u. burg. Verfass. II, p. 482 et suiv. Marquardt. Ilandh. IV, p. 445. Droysen, llisl. de l'IIell. III, p. 38 et s. Voy. ci-après partie iv, cliap. i.