‹ Droit romainChapitre 64 sur 273 · ET DES JUIFS · texte numérisé non relu

ET DES JUIFS

La douceur du climat, l'abondance de tous les moyens de subsistance et leur bon marché, des besoins d'ailleurs restreints, mais un instinct charnel précoce, ont fait et font encore de l'Egypte un pays bien approprié au développement de l'espèce humaine. Et si l'on ajoute aux causes facilitant le mariage ce fait que la race égyptienne est naturellement prolifique *, on s'explique facilement que la population de ce pays devienne extrêmement dense toutes les fois que des causes étrangères n'y mettent pas obstacle, telles que la peste, la disette, la guerre ou, ce qui est pis, un mauvais gouvernement. — L'Egypte, au temps de la dynastie Saïte, renfermait un nombre considérable de villes et villages : vingt mille, au dire d'Hérodote -, dix-huit mille, selon Diodore, un plus grand nombre encore : trente mille, sous Ptolémée Soter, d'après le même historien ^ nombre qui, dit-il, subsiste encore '*.

La population paraît avoir pris encore plus d'accroissement à l'époque romaine; car, tandis que Diodore n'en

1. Pline, Panpçi. 31. Sénèq. Nul. Qu. 3, 25. Pline, Ifist. nnt. VIT, 3, éd. Difl. Contrairement aux autres peuples de l'antiquité qui admettaient l'exposition des enfants, les Égyptiens « observaient surtout avec le plus grand soin d'élever tous ceux qui leur naissaient. » Strab. XVII, p. 824. Il j- avait des lois protectrices de l'enfance. Diod. Sic. I. 77. 80.

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