‹ Droit romainChapitre 63 sur 273 · Tacite, Annal. XI · texte numérisé non relu

Tacite, Annal. XI

'2. Epist. I, 48'J.

3. Voy. Godefroy ad 1. 1 C. Theod. de off. jud. civ. T. I, p. 59, éd. Ritter. Un se sert du mot sli-ategus pour désigner les magistrats locaux. Voy. la 1. 30 (1 .Jiist. de episcop. aud. 1, 4. Cf. Kuhu, H

nous empressons cependant d'ajouter que l'incapacité qui frappait les Égyptiens atteignait également les citoyens de la seconde ville d'Occident, les gens de Garthage, ainsi que cela résulte formellement de la même correspondance d'Isidore de Péluse K Et comme la cause de déchéance est la même pour les deux peuples, savoir : la cruauté du caractère, il est à croire que c'est une même disposition législative qui est venue les frapper tous deux — et à la même époque. Il serait donc, à notre avis, téméraire de chercher dans la lettre à Rufin, que nous venons de citer, l'expression d'un droit antérieur et invariable qui aurait régi exclusivement les Égyptiens depuis le jour où ils furent admis dans la cité romaine. En l'absence d'autres preuves, l'opinion générale - qui s'appuie sur Isidore pour dire que les Égyptiens furent, après comme avant l'édit de Garacalla, incapables d'aspirer aux dignités romaines qui menaient au sénat de Rome nous paraît donc, pour le moment, dénuée de fondement.

Disons, pour clore ce chapitre, que dès le début du Bas Empire, lorsi^ue le pouvoir du prince ne put désormais souffrir aucune discussion, lorsque l'Egypte ne pouvait plus être détachée de Tempire que par une force étrangère et non par quelque audacieux usurpateur local, lorsque, enfin, les lois et l'administration romaine eurent uniformément étendu leur autorité sur toutes les provinces, les règlements pris par Auguste, qui' constituaient comme la charte de notre province, tombèrentd'eux-mêmes parce qu'ils n'avaient plus leur raison d'être.

p. 90, 91. Il est certain d'ailleurs, comme nous verrons plus loin, que les Egyptiens ont eu dès l'origine l'aptitude nécessaire pour exercer dans leur propre pays les fonctions d'ordre secondaire telles que celle de stratège ou gouverneur d'un nome.

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