‹ Droit romainChapitre 67 sur 273 · Voy. ci-après partie iv, chap. m · texte numérisé non relu

Voy. ci-après partie iv, chap. m

Le contact des deux peuples depuis plusieurs siècles sur le terrain religieux ', le fait qu'Hérodote trouva toute une classe d'Égyptiens sachant le grec, et servant d'interprètes, classe dont il fait remonter l'origine aux débuts do la colonisation hellénique en Egypte'-, des unions par mariage entre Grecs et Égyptiens ^ sont autant de faits qui montrent que les deux peuples s'étaient fondus ou, pour mieux dire, qu'il s'était formé une classe moitié grecque, moitié égyptienne par le sang, mais assimilée aux mœurs et à la civilisation helléniques. Cette classe nombreuse, comme le montrent les doubles noms, fréquents sur les monuments \ constituait, à côté et au-dessus des indigènes restés entièrement réfractaires à la civilisation grecque, l'élément le plus actif et le plus intelligent de la population, celui, aussi, qui fournissait les fonctionnaires de second ordre tels que stratèges et grammates '\ — Mais politiquement parlant, on divisait la population de l'Egypte en deux classes : les citoyens Grecs et Juifs d'Alexandrie et tous les autres sujets : Grecs, Égyptiens ou Juifs, n'importe, habitant Alexandrie ou les nomes. C'est ce que' prouvent notamment les inscriptions qui distinguent avec soin ceux qui sont naiione Alexandrini, de ceux qui sont natione yEgyptii '', — IJ est

1. Oa trouve sous les Ptolémées un Grec qui faisait fonction de grand-prétre d'Isis à Pliiles. Grecs et Égyptiens formaient des associations ou confréries religieuses sous le patronage du roi.

Page 1