‹ Droit romainChapitre 8 sur 273 · Ptolem. Geogr. IV, c · texte numérisé non relu

Ptolem. Geogr. IV, c

5. Ibidein. Mentionnons encore sur ce littoral, en allant du nord au midi, la forteresse de Clysma, le port important de Myos Hormos et Albus portas (Cosèir).

Du promontoire Bazius, la ligne qui séparait l'Egypte (le l'Ethiopie allait directement au Nil qu'elle traversait à Philes, à très peu de distance au-dessus de la dernière cataracte. — Philes est cette île célèbre, renommée par son culte d'Isis et dernier refuge du paganisme mourant ; elle était habitée en commun par des Égyptiens et des Éthiopiens à l'époque romaine. A quatre mille pas audessous de la cataracte^ suivant le calcul de Pliiie, on trouvait l'île non moins célèbre d'Éléphantine, limite extrême de la navigation égyptienne sur le Nil', place forte où de toute antiquité les maîtres de l'Egypte, jugèrent nécessaire de tenir garnison-. Enfin, quelques kilomètres en aval, sur la rive droite, était située Syène, dernière ville méridionale de l'Egypte, « porte sacrée » du pays comme l'appellent les reçus délivrés par les douaniers qui y stationnaient '. A la fin de notre période, l'empereur Dioclétien avait fait construire ou restaurer un mur en briques, à la manière égyptienne, épais de quatre mètres, long de six kilomètres, dont on suit encore aujourd'hui les traces et qui longeait le désert à partir de Syène jusqu'à l'île de Philes à laquelle il était relié ''. Ce mur fermait absolument la vallée du Nil de ce côté comme, sur une autre extrémité de l'immense empire des Césars, le mur des Pietés ou vallum Hadriani fermait la Bretagne.

La vallée du Nil au delà de Philes jusqu'à Hlera Sycammos, à soixante-dix milles en amont, appelée depuis Hérodote (II, 29) Dodecaschoenos, ou région des douze lieues, fut

Page 1