‹ Droit romainChapitre 9 sur 273 · Pline, Ilisl. nul. Y · texte numérisé non relu

Pline, Ilisl. nul. Y

2. Herod. II, 30 ; Slrab. XVII, p. 817. Cette circonstance que les vaisseaux venant de la mer ou des dilTôrents points de rÉgyi)te ne pouvaient pas remonter plus haut, jointe aux avantages stratégiques de l'emplacement, explique pourquoi, de tout temps, l'Egypte n'a compris que le cours inférieur du Nil à partir de la dernière cataracte.

3. Froehner, Oslraca inéd. du Louvre, Hev. arcltéol. XII (1865) p. 46 et suiv. Strab. XVII, p. 817.

4. Cpr. Letronne, Mater, pour serv. à l'/tisf. du christ, en E<j. dans ses Œuvres, I, p. 7i et suiv.

militairement occupée par les Kotiiàins sous Auguste, depuis l'invasion éthiopienne repoussée par Pétrone. Les postes militaires de Philes, Élèphantine et Syène furent même avancés jusque-là sous Domitien^. Le Dodecaschoenos dépendait évidemment de la province d'Egypte puisqu'il était occupé par les forces militaires de cette province et que la juridiction du stratège d'Ombos s'étendait jusque-là-; mais ce n'étaitqu'une annexe de l'Egypte comme le montrent les postes douaniers placés à Syène et à Élèphantine. Aussi échappait-il à la division en nomes ^ Ce canton pauvre fut d'ailleurs cédé par Dioclétien aux Nubiens ou aux Blemmyes ^ en plus d'un tribut annuel que l'empire s'obligea à payer à ces Barbares.

Après avoir franchi le Nil, la frontière, toujours vague quand elle traverse des déserts et des pays indisputés, rattachait, avons-nous dit, à l'Egypte, les quelques cantons fertiles qui étaient perdus comme des îles au milieu du grand désert Libyque. C'étaient la Grande Oasis ou Oasis de Thébes qui s'allonge sur un assez long espace presque en parallèle avec la dernière moitié de la Thébaïde (de Goptos à Ombos), et la Petite Oasis ou Oasis septentrionale qui est à la hauteur de Gynopolis. C'étaient les deux principales ; il y en avait quelques autres de bien moindre importance dont l'histoire n'a pas retenu les noms. Quant à l'Oasis d'Ammon {Syouah), il est à remarquer que, tandis que Pomponius Mêla (1, c. 8) l'attribue à la province de Cyrène, Ptolèmée l'énumère parmi les localités de l'intérieur du nomus Libyens, par conséquent l'attribue à l'Egypte. Ce canton autant que les deux

1. Tandis que Pline l'Ancien place les Castra à Syène, Tacite dit, au contraire, en parlant d'Elôphantine et de Syène : claustra olim imperii Romani. Pline, Hist. mit. V, 10. Tacite, Annal. II, 61. Mommsen, Hist. rom. XI, p. 213.

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